Paul Biya appelle à une action concertée pour sécuriser le Golfe de Guinée
APA-Douala (Cameroun)
Le chef de l’Etat camerounais Paul Biya, a déclaré mercredi lors de son message radiotélévisé de fin d’année à la Nation, qu’il est nécessaire d’envisager une action concertée entre les Etats pour assurer la sécurité dans le Golfe de Guinée.
Face à la multiplication des attaques des bandes armées, notamment des pirates de mer qui écument l’espace maritime dans le Golfe de Guinée, le président camerounais a souligné l’urgence pour la communauté internationale, de prendre des mesures appropriées pour éradiquer ce phénomène rampant et inquiétant.
« Je persiste à le croire, les incidents qui se sont produits récemment dans la région de Bakassi et dans lesquels la responsabilité des autorités nigérianes n’était aucunement engagée, me renforcent dans la conviction qu’une étroite coopération avec Abuja est indispensable pour mettre fin à l’insécurité qui règne dans cette zone », a-t-il affirmé.
Tenant compte des velléités grandissantes de l’insécurité, Paul Biya a indiqué qu’il « faudra aller au-delà et associer tous les pays intéressés à mettre en place un dispositif de nature à sécuriser le Golfe de Guinée », a précisé le chef de l’Etat camerounais.
Même s’il n’a pas défini les pays qui pourraient s’impliquer dans cette lutte contre les pirates de mer, le président camerounais pense sans doute à une solution à la fois, régionale, continentale, qu’internationale pour venir à bout de ce phénomène inquiétant.
Selon M. Biya « ce ne sont pas des incidents comme ceux que nous avons connus au cours des derniers mois et tout récemment encore, qui nous feront renoncer, comme nous nous y sommes engagés, à apporter aux populations de Bakassi les moyens de développement indispensables dans les domaines de l’administration, de la sécurité, de l’éducation et de la santé ».
Il s’agit en l’occurrence, de l’enlèvement le 31 octobre 2009 dans la zone de Bakassi de dix marins dont six Français, deux Camerounais, un Sénégalais et un Tunisien par les pirates de mer se présentant comme Les Bakassi Freedom Figthers (BFF), un mouvement rebelle qui dit « lutter pour l’émancipation de Bakassi », et qui a finalement libéré les dix otages après deux semaines de captivité.