Il présidait l’ouverture de l’atelier régional de partage et concertation sur les axes de la modernisation de la gestion du foncier urbain organisé par le PAGEF. « C’est la meilleure approche qui vaille », a ajouté M. Diagne pour qui, la problématique du foncier est connue de tous et partout. « Dans toutes les régions du Sénégal où vous allez, poursuit-il, vous allez trouver cette problématique avec son détecteur, mais surtout ici dans notre région Ziguinchor : les préfets et sous-préfets ne sont pratiquement occupés qu’à résoudre ces genres de problématiques parce que au-delà du foncier en tant que bien physique, il y a un substrat socio-culturel qu’il faut prendre en compte ». Dans l’entendement du gouverneur toute action, toute activité y afférente, doit être posée et réalisée avec tact et doigté. Dans la même mouvance, M. Diagne estime que cette démarche inclusive est celle de la Commission nationale de réforme foncière (CNRF). Rappelant les propos du président de la CNRF, le Professeur Moustapha Sourang, selon lesquels « On s’enfonce dans le foncier si on y fonce sans concertation », le gouverneur souligne qu’il vaut mieux aborder les questions foncières de manière solidaire et non de manière solitaire. L’atelier de Ziguinchor réunit une centaine d’acteurs évoluant dans le foncier en provenance des régions de Ziguinchor et Sédhiou : élus locaux, autorités administratives, agents de la DGID, société civile, secteur privé, acteurs judiciaire etc. La région de Ziguinchor est le symbole même de la problématique foncière. La rebellion armée a, entre autres soubassements la question foncière.

MS/APA