« Dialogue : faut- il y croire ? », s’interroge le bimensuel Focus Infos. « Sauf revirement de dernière minute, le dialogue inter togolais devrait s’ouvrir le 15 février prochain à Lomé, comme l’ont annoncé  les  ministres  de la Sécurité nationale du Ghana  Albert Kan-Dapaah  et  d’Etat de la Guinée  Tibou Kamara, représentant leurs chefs d’Etat respectifs, aux termes d’un communiqué rendu public le 1er février dernier à l’issue de leur séjour de 48 heures à Lomé », rappelle le journal.

Beaucoup avaient appelé le mois d’août dernier, affirme ce journal, dès le début et au plus fort de la crise, à des rounds de discussions entre les acteurs, pour résoudre les questions fondamentales que posait cette énième période de troubles que connaissait le Togo.

Mais, regrette-t-il, « que de temps perdu en atermoiements, alimentés par des postures radicales et populistes, sans aucune prise avec la réalité et qui au final,  auront  coûté cher au pays ».

Cependant, écrit ce bimensuel fort optimiste, « mieux vaut tard que jamais, dit l’adage.  Il  faut donc espérer que des solutions pérennes concluent  ces  assises pour sortir définitivement le Togo des  turbulences cycliques. Ce ne sera pas de la sinécure. Les expériences passées incitent à la prudence ».

Et de conclure : « le temps presse. Si l’on ne peut rattraper celui qui est perdu, il serait irresponsable cependant de continuer à en perdre ».

Le Libéral, lui, présente les acteurs de l’opposition en « dieux du dilatoire », faisant allusion aux préalables dont la coalition veut discuter en premier à l’ouverture du dialogue.

« À force de chercher, les 14 partis membres de la coalition ont fini par trouver de nouveau préalables à accrocher au long fil à linge sur lequel ils sèchent leurs revendications », écrit cet hebdomadaire.

Du fameux retour à la constitution de 1992 au départ du pouvoir du PR, poursuit-il, « on en est arrivé à la libération des manifestants arrêtés, sans oublier la soif d’un médiateur ». Mais le grand drame, ironise Le Libéral, « c’est qu’une fois ces conditions réunies, la coalition, fidèle à sa stratégie, pourrait réclamer la résurrection des morts ».

Pour sa part, le quotidien Liberté craint  « le pire pour le Togo », si ce dialogue n’aboutit pas. « Sortie de crise : ce qui pourrait se passer en cas d’échec du dialogue », titre ce quotidien en manchette.

« Depuis ce vendredi 2 février, tous les regards sont tournés vers un seul objectif : 15 février 2015 », écrit le journal.

« C’est la date retenue par les médiateurs et annoncée comme devant voir démarrer le dialogue tant attendu », poursuit-il, avant de faire cette mise en garde : « connaissant l’état d’esprit des tenants, la probabilité de l’échec aussi de ce dialogue est forte, et en cas d’échec justement, il faut craindre le pire pour le Togo ».


NML/cat/APA