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Forum de Dakar : l'Afrique discute de son avenir

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdou Cissé

Des centaines d’experts débattront les 24 et 25 octobre à Dakar des voies et moyens pour l’Afrique de faire face aux « chocs exogènes ».

Le Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), près de Dakar, abrite à partir de ce lundi 24 octobre la 8e édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Un événement placé sous la présidence du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, à qui revient la charge d’inaugurer le conclave auquel devraient prendre part certains de ses homologues africains.

33 délégations attendues

Cette rencontre « informelle » qui s’achève mardi 25 octobre est censée permettre aux décideurs et experts de « divers horizons » de discuter du thème : « L’Afrique à l’épreuve des chocs exogènes : défis de stabilité et de souveraineté ».

Face à la presse mercredi dernier, le général Mbaye Cissé, président du Comité d’organisation du Forum, a assuré que « tout est fin prêt », expliquant que le thème met en avant deux préoccupations majeures : la récurrence des chocs exogènes, à savoir les bouleversants mondiaux de ces dernières années qui ont pour noms Coronavirus et la guerre russo-ukrainiennes et leur impact négatif sur les économies africaines déjà très éprouvées par les problèmes de sécurité. 

Plusieurs Etats africains ont perdu des pans entiers de leurs territoires au profit d’insurgés islamistes liés à des organisations jihadistes internationales comme Al-Qaïda ou l’Etat islamique.

Pour le général Mbaye Cissé, « il est urgent que les Etats Africains inversent la tendance en réduisant leur niveau de dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour assoir une résilience durable ».

Selon ses organisateurs, le Forum de Dakar servira de tribune pour les leaders du continent de faire entendre à nouveau la voix de l’Afrique. Au plus fort de la crise russo-ukrainienne, Macky Sall avait rencontré, en sa qualité de président de l’Union africaine, son homologue russe, Vladimir Poutine.

A l’issue de cet entretien, le chef de l’Etat sénégalais avait obtenu du Kremlin la « libération » des stocks de blés bloqués aux ports ukrainiens en raison de la guerre entre ces deux pays. L’urgence était pour Macky Sall, d’éviter une crise alimentaire sans précédent en Afrique.

La rencontre de Dakar ne saurait non plus passer sous silence la récurrence des Coups d’Etats en Afrique de l’Ouest. En cinq ans, cinq putschs ont été enregistrés dans trois pays de la sous-région ouest-africaine, notamment le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Ces crises institutionnelles ont mis à rude épreuve des acquis démocratiques et affaibli la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a eu du mal à convaincre les putschistes à un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai raisonnable.

AC/te/APA

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