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    Burkina : fin de la grève des chauffeurs

    APA-Ouagadougou (Burkina Faso) -

    Les chauffeurs routiers du Burkina Faso, en grève depuis mercredi dernier, ont décidé de lever leur mot d’ordre d’arrêt de travail illimité, a-t-on appris samedi matin, de source syndicale.

    Selon cette source, la décision a été prise vendredi soir, peu après l’audience que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a accordée à une délégation des chauffeurs routiers conduite par le Secrétaire général (SG) de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), Guy Olivier Ouédraogo.

    A l’issue de cette rencontre, les responsables syndicaux avaient annoncé à la presse que le président Kaboré a demandé aux chauffeurs de reprendre le travail, après avoir présenté ses excuses pour ce qui a été à l’origine de la grève.

    «Le président nous a dit qu’il nous a compris. Il nous a demandé également des excuses», a déclaré Guy Olivier Ouédraogo, porte-parole de la délégation reçue en audience par le président du Faso.

    Et d’ajouter: «Nous ne doutons point de la parole du président du Faso lorsqu’il nous demande de lui faire confiance et de nous remettre au travail».

    C’est la deuxième fois, en l’espace d’une semaine, que les transporteurs routiers décident de la levée d’une grève entamée.

    D’abord,  l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) avait décidé  d’écourter un arrêt de travail, samedi dernier, suite à l’accord tripartite trouvé avec le gouvernement et les organisations des transporteurs, après la bastonnade de chauffeurs, le 1er août dernier à Tenkodogo (Centre-est) par des éléments Forces de défense et de sécurité (FDS).

    Mais à peine les chauffeurs avaient repris du service, qu’ils lançaient à nouveau une grève illimitée pour, cette fois-ci, protester contre  le ministre d’Etat, en charge de la Sécurité, Simon Compaoré qui aurait encouragé les auteurs de la bastonnade des chauffeurs.

    Pour le président de l’UCRB, Brahima Rabo, le ministre a fait preuve d’impartialité  et pareille attitude est « révoltante ».

    «La personnalité d’une haute autorité se mesure par sa capacité à concilier les filles et fils d’une même nation (…) à être impartial dans son jugement», a déclaré M. Rabo, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Ouagadougou.

    Les responsables syndicaux des transporteurs disaient attendre l’intervention des plus hautes personnalités du pays, à savoir le président du Faso et/ou du Premier ministre afin que des dispositions soient prises pour «sécuriser vraiment les chauffeurs».

    La grève des transporteurs a eu des répercussions négatives énormes dans divers secteurs socioéconomiques du Burkina Faso.


    ALK/cat/APA

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