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    Burkina : le journaliste doit livrer «des informations vérifiables» (ministre)

    APA-Ouagadougou (Burkina Faso) De notre correspondant : Alban Kini -

    Le ministre burkinabè en charge de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, a plaidé, samedi à Ouagadougou, pour le droit des populations à « une information exacte et équilibrée », soulignant que dans cette optique « le journaliste a l’obligation » de produire « des informations vérifiables ».

    Dans un message à l’occasion de la Journée nationale de la liberté de presse, commémorée ce samedi, M. Dandjinou, par ailleurs, porte-parole du gouvernement, a notamment souligné que «les populations ont fondamentalement droit à une information exacte et équilibrée, en particulier lorsqu’il est question de leur sécurité et de leur liberté».

    «Loin donc d’être un appel à moins informer, j’invite les professionnels des médias à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, dans la quête et la divulgation de l’information sur le terrorisme», a indiqué Rémis Fulgance Dandjinou.

    A l’entendre, le gouvernement, pour sa part, «continuera à jouer sa partition afin que la sécurité nationale et celle des journalistes, dans l’exercice de leur profession, soient préservées, selon les exigences de la paix et de l’intégrité du territoire burkinabè».

    Le ministre fait observer qu’après la commémoration internationale du 3 mai (Journée internationale de la presse), «la célébration de la présente journée s’inscrit dans la constante reconnaissance du pays à l’ensemble de ses hommes et femmes de médias pour le travail formidable abattu au quotidien». 

    Il s’est réjoui qu’une évaluation de l’état de la liberté d’expression, en général et celle de la presse, en particulier, a montré que le Burkina Faso d’aujourd’hui est bien loin de celui où l’autocensure et autres intimidations altéraient la qualité des productions des médias.

    A l’occasion de la commémoration de la journée nationale de la liberté de presse célébrée sur le thème « Terrorisme et accès à l’information », les professionnels de médias burkinabè ont lancé jeudi à Ouagadougou, une campagne sur les 20 ans d’injustice pour Norbert Zongo (journaliste d’investigation, assassiné en décembre 1998 avec trois de ces compagnons).


    ALK/cat/APA

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