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    Sénégal-Commerce-Dématérialisation

    GAINDE 2000 réunit acteurs et utilisateurs autour des améliorations de la nouvelle version ORBUS

    APA-Dakar (Sénégal)

    L’entreprise sénégalaise GAINDE 2000, spécialisée dans la facilitation du commerce, la modernisation des activités douanières et la dématérialisation des formalités, a organisé jeudi une rencontre de partage d’expériences avec les acteurs et utilisateurs sur les améliorations prévues dans la nouvelle version de son application douanière ORBUS.

    « Nous avons tenu cet atelier car en 2004 GAINDE 2000 avait mis en place une plateforme pour faciliter le commerce à travers le Guichet unique, et la plateforme a connu sa première mise à niveau en 2011 avec la dématérialisation et l’introduction de la signature électronique », a expliqué Ibrahima Nour Eddine Diagne administrateur général de Gainde 2000, à l'ouverture de la rencontre  de deux jours (22 -23 Novembre).

    Soulignant l’importance de ce forum qui s’est déroulé dans la station balnéaire de Saly (76 km à l’Est de Dakar), sur le thème « partage avec les acteurs et les utilisateurs sur les améliorations prévues dans la nouvelle version ORBUS », il a fait remarquer qu’il est temps de revisiter, sur le plan technique, ce système de dématérialisation en tenant surtout compte des nouveaux enjeux de mobilité et également sur le plan fonctionnel.

    Pour M. Diagne, il s’agit surtout de recueillir toutes les préoccupations des acteurs et utilisateurs pour pouvoir améliorer encore plus les performances de la plateforme ORBUS.

    Cela va de pair avec la modernisation du système informatique douanier dont une nouvelle version très avancée est en cours de déploiement, a encore dit le patron de GAINDE 2000 ajoutant que c’est aussi une mise à niveau globale de toute la chaine de facilitation du commerce qui est entreprise.

    « La mobilité est un principe de plus en plus présent, les gens avec leurs téléphones avec leurs tablettes, doivent pouvoir consulter leurs transactions, vérifier même des documents », a-t-il dit.

    « Vous savez quand on parle de dématérialisation le document n’est plus physique donc il faut à travers des moyens de mobilités pouvoir contrôler l’existence du document et de son authenticité donc c’est vraiment pour être à l’ère du temps avec les nouvelles technologies par le fait qu’aujourd’hui la majorité des Sénégalais sont connectés par des terminaux mobiles. »  

    Le coût de ce projet est 250 millions de FCFA reçus du fonds AFTRA (commerce en Afrique) de la Banque africaine de développement (BAD) et « de par les résultats que nous ciblons, nous pensons que cela peut devenir un grand projet », a-t-il expliqué.

    Parlant de l’indicateur du commerce transfrontalier, il a fait remarquer que le Sénégal a régressé dans ce domaine mais, a-t-il constaté, « ce recul est pratiquement passé inaperçu puisque la performance locale du Doing business s’est améliorée.

    Selon lui « l’absence d’un guichet unique électronique au niveau de l’enlèvement sur la séquence portuaire a sans doute une influence très forte dans cette régression car tous les pays africains, pendant les cinq dernières années, se sont concentrés sur cet aspect pendant que le Sénégal n’a pas bougé sur cette question.

    Les améliorations prévues dans la nouvelle version ORBUS vont pouvoir régler ce problème « car nous l’avions mis en œuvre depuis 2012 », a-t-il rassuré.

    Les participants vont au terme de cet atelier résidentiel, adopter des rapports Fonctionnels & Techniques approuvés et validés par les utilisateurs qui seront partagés avec ces-derniers sur les nouvelles orientations et améliorations de la version II de ORBUS (le Guichet Unique électronique de collecte des documents de pré dédouanement.

    OKF/od/APA

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