Mali-Burkina-Guinée-Cedeao-Sommet

Juntes ouest africaines: aucune décision du Sommet de la Cedeao

APA-Accra (Ghana)

Les Chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) n'ont pris aucune décision sur le maintien ou l'assouplissement des sanctions contre les militaires putschistes au Burkina Faso, en République de Guinée et au Mali.

Réunis en réunion extraordinaire ce samedi 4 juin 2022 à Accra, au Ghana, les dirigeants ouest africains ont décidé de reporter leurs décisions sur les sanctions contre les juntes burkinabé, guinéenne et malienne au 3 juillet prochain. Aucun consensus ne s'est dégagé à l'issue de la rencontre.

Il y avait deux blocs. D'un côté, les pays favorables au durcissement des sanctions contre la junte malienne comme le Niger, le Ghana et le Nigeria et de l'autre ceux qui sont pour leur allègement à cause de leur impact économique.

Le 9 janvier dernier, la Cedeao avait infligé de lourdes sanctions au Mali dont la fermeture des frontières avec ce pays d'Afrique de l'Ouest dans l'espoir de mettre fin au projet des militaires de gouverner cinq années de plus.

Le 8 septembre 2021, soit 3 jours après le putsch du colonel Mamadi Doumbouya contre le président Alpha Condé, la République de Guinée a été exclue des instances de la Cedeao. Le 16 septembre suivant, l'organisation régionale avait décidé de geler les avoirs financiers des nouveaux dirigeants du pays et des membres de leurs familles respectives, et de leur imposer des interdictions de voyager.

Depuis le putsch du colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba contre le président Roch Marc Christian Kaboro le 24 janvier 2022, le Burkina Faso n'est plus membre de la Cedeao.

Le Sommet de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui a suivi celui de la Cedeao a servi de tribune au Premier ministre burkinabè, Albert Ouédraogo, et au ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, pour s'exprimer devant les chefs d'État des pays membres de cette organisation.

TE/ard/APA

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