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    Kenya : le risque de violence électorale plane toujours (observateurs)

    APA-Nairobi (Kenya) -

    Les responsables des missions d’observation étrangères au Kenya ont prévenu jeudi que la violence électorale demeure une préoccupation majeure et ont appelé à la retenue alors que le pays se prépare à retourner aux urnes le 17 octobre prochain.

    Les envoyés se sont dits troublés par les morts et les blessures des partisans de l’opposition après que la Commission électorales (IEBC) a déclaré Uhuru Kenyatta vainqueur de la présidentielle du 8 août.

    Le président Kenyatta du Parti du Jubilé était arrivé en tête avec 8.203.295 voix (54,27%) devant le candidat de la Super alliance nationale (NASA), Raila Odinga, crédité de 6.762.224 voix.

    La Cour suprême a cependant invalidé sa victoire et a ordonné la tenue d’une nouvelle élection.

    « Les Kenyans ont le droit de protester pacifiquement, et personne ne devrait user de violence. Nous demandons vivement aux services de sécurité d’éviter de faire usage de force et de protéger les vies et les biens », a déclaré, dans un communiqué, l’ambassadeur des États-Unis au Kenya, Robert Godec, à la tête d’une délégation d’officiels composée de représentants du Danemark, des Pays-Bas, du Canada, de la Suède, de la Suisse, de la Norvège, de l’Allemagne, de la Finlande, de la France et de l’Australie.

    Le diplomate a appelé les Kenyans à travailler main dans la main et de bonne foi avec l’IEBC pour organiser une meilleure élection en octobre.

    « La décision de la Cour a été un appel fort à tous, y compris à la communauté internationale, pour réfléchir sur la façon de mieux conduire chaque élection », a-t-il ajouté.

    L’ambassadeur en outre appelé la police et l’Autorité indépendante de surveillance de la police (IPOA) à enquêter sur les crimes et les mauvais comportements en vue de traduire en justice leurs auteurs.

    Les officiel ont fait part de leurs préoccupations quant aux « fausses informations » qui ont circulé au lendemain de la présidentielle du 8 août et averti qu’elles pourraient accentuer les tensions avant celle du 17 octobre.

    « Certaines de nos missions et certains d’entre nous individuellement ont fait l’objet de fausses informations et attaques durant cette période électorale. Nous rejetons fermement ces tentatives visant à déformer notre travail et notre engagement envers la démocratie », ont indiqué les observateurs.

    Selon la Commission nationale des droits de l’homme du Kenya, 24 personnes ont été tuées par la police à travers le pays depuis le 8 août, alors que l’opposition, la Super alliance nationale (NASA) dirigée par Raila Odinga, a déclaré que 100 de ses partisans ont été tués par des agents de sécurité.

    Des violences sporadiques ont éclaté principalement dans les bastions de la NASA à Nairobi et dans certaines parties de l’ouest du Kenya après que le candidat Odinga a contesté la réélection de Kenyatta et introduit un recours devant la Cour suprême.

    L’incertitude se profile toujours alors que le parti Jubilee a rejeté mercredi l’équipe choisie par l’IEBC pour superviser les élections, affirmant que ses membres risquent de prendre parti, alors que la NASA a menacé de boycotter ce nouveau scrutin si certains membres de la commission électorales n’étaient pas écartés.


    JK/abj/lb/cat/APA

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