Cameroun-CEMAC-Conjoncture

La Beac veut sauvegarder sa stabilité monétaire

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), face aux «facteurs de risques pesant sur la stabilité monétaire», a décidé de prendre des mesures de sauvegarde pour les mois à venir.

Réuni en session ordinaire, vendredi dans la capitale camerounaise, Yaoundé, il a ainsi opté de maintenir inchangés le taux d’intérêt des appels d’offres (3,50%), le taux de la fiscalité de prêt marginal (6,00%), le taux de la facilité de dépôt (0,00%) ainsi que les coefficients des réserves obligataires à 7,00% et 4,50% sur les exigibilités à vue et à terme, respectivement.

En plus de ces décisions touchant à la politique monétaire, le CPM a, dans son communiqué reçu à APA, soutenu les mesures envisagées par l’Institut d’émission aux fins de résorption de la liquidité excédentaire des banques, laquelle BEAC s’active à renforcer le secteur financier et à améliorer le fonctionnement du marché interbancaire.

Dans le même sens, le Comité a dit son appui à la stratégie de centralisation des dépôts publics dans ses livres, au cadre réglementaire relatif au taux effectif global, à la répression de l’usure et à la publication des conditions de banque au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Selon le CPM, en 2019, l’activité économique sous-régional continuera à se relancer, «bien qu’à un rythme plus modéré qu’attendu» avec un taux de croissance de 2,27% contre 1,8% en 2018. En juillet dernier, note-t-on, la même institution tablait sur un taux de croissance sous-régional de 3% pendant l’année en cours, au lieu de 3,2% initialement prévu.

S’agissant des pressions inflationnistes, prévues à 2,5% contre 2,2%, elles devraient s’afficher sous le seuil communautaire de 3% alors que l’excédent du solde budgétaire base engagements remonterait à 0,8% du produit intérieur brut (PIB), contre 0,3% du PIB en 2018.

Dans l’autre sens, le déficit du compte courant devrait se creuser, passant de 2,7% du PIB l’an dernier à 3,6%. Et, alors que le taux de couverture extérieure de la monnaie se situerait à 68,5% à fin 2019, l’expansion de la masse monétaire, elle, est prévue pour s’afficher à 8,3% pendant l’année en cours.


FCEB/te/APA

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