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    Togo-Presse-Revue

    La sortie de la cour constitutionnelle fait les choux gras des sites d’informations togolais

    APA-Lome (Togo) -

    Tous les sites d’informations togolais commentent largement, ce mercredi, le communiqué de la cour constitutionnelle exigeant la tenue des élections législatives avant la fin de l’année 2018.

    « Togo: la Cour Constitutionnelle réclame des élections législatives » titre Togobreakingnews, qui informe  qu’ « en dehors de la question des réformes constitutionnelles, l’organisation des élections législatives divise actuellement l’opposition et le pouvoir. »

    Le site souligne que l’opposition s’oppose à une tenue des élections, arguant que « les discussions sur les réformes portent également sur les institutions impliquées dans le processus. » Ce qui a obligé « le gouvernement à annoncer la suspension de la préparation des élections ».

    Mais, la Cour Constitutionnelle visiblement n’est pas d’accord avec cette suspension. Le journal informe qu’elle « demande à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et aux autorités d’organiser les élections législatives avant la fin de l’année 2018. »

    Se basant sur l’article 52 alinéa 2 de Constitution du 14 octobre 1992, poursuit le site, elle rappelle que  les élections législatives ont lieu dans les 30 jours qui précédent l’expiration du mandat des députés et qu’en conséquence les élections législatives doivent avoir lieu dans la période du 20 juillet au 19 août 2018 ». La cour regrette, en outre, que « le processus ait accusé un retard par rapport au délai constitutionnel ».

    Cette sortie de la Cour constitutionnelle, commente le journal « sera sûrement au centre des polémiques dans les jours qui viennent », parce que, explique Togobreakingnews, « l’institution elle-même est concernée par la question des réformes institutionnelles pour le fait qu’elle est hautement impliquée dans l’issue des élections ».

    Pour sa part, Togotopnews écrit que le communiqué de la Cour constitutionnelle « pourrait compliquer les travaux du 27eme dialogue inter-togolais ouverts depuis février 2018, dans la mesure où les questions liées aux réformes institutionnelles et constitutionnelles ainsi que la révision du cadre électoral font partie des sujets au cœur des travaux ».

    « On ne badine pas avec la constitution », tranche en Une Republicoftogo. Le site d’informations informe que « le mandat des députés s’achèvera le 19 août prochain » et que « du côté du gouvernement, on se veut légaliste. Pourparlers ou pas avec les opposants, le pays se doit de respecter le calendrier électoral », estimant qu’ « il y va des principes démocratiques ».

    Le portail que « l’opposition s’oppose à la tenue des législatives et des élections locales tant qu’un accord n’a pas été conclu sur les réformes politiques ».


     

    NML/cat/APA

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