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    Côte d’Ivoire-Société-Greve-CHU

    Le CHU de Bouaké entièrement paralysé par une grève de son personnel

    APA-Bouaké (Côte d’Ivoire)

    Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Bouaké est resté entièrement paralysé, mardi, au deuxième jour d’une grève de cinq jours lancée par son personnel de santé qui réclame le paiement de plusieurs primes d’intéressement, a constaté APA sur place dans la deuxième grande ville ivoirienne.

    Du pool de consultation en médecine générale aux services spécialisés tels que la pédiatrie et l’ophtalmologie en passant par la pharmacie, les portes du CHU de Bouaké sont restées fermées ce mardi matin au grand désarroi des patients de ce plus grand centre hospitalier de l’intérieur du pays.

    Les blouses blanches ont abandonné les stéthoscopes et autres tensiomètres pour se retrouver dans la cour de l’établissement dans un tintamarre de coup de sifflet. ‘’Tant que nos primes de gratuité ne sont pas payées nous ne travaillerons pas encore aujourd’hui’’, s’est confiée une infirmière sous le couvert de l’anonymat.

     ‘’D’après les informations que nous avons reçu les personnels des autres CHU (ndr : Cocody, Yopougon et Treichville à Abidjan) ont déjà perçu leur dû et pourquoi pas nous ?’’, a ensuite interrogé la même source.

    Expliquant les sources profondes de ce débrayage, plusieurs grévistes ont expliqué à APA que suite à la décision du président Alassane Ouattara d’instituer une politique de gratuité des soins après son accession au pouvoir en 2012, cela a entraîné une surcharge des prestations dans les différents CHU de Côte d’Ivoire.

    De ce fait, ont-ils relevé, une prime a été instituée pour les intéresser.  

    ‘’La prime de 2012 n'a pas été payée. Celle de 2016 non plus et nous allons vers la fin de 2017 '', a expliqué pour sa part à la presse, le porte-parole des syndicats de la santé de Gbêkê, Dr Bruno Allah.

    Depuis quelques mois, le CHU de Bouaké est secoué par un vent de revendication sociale dont la dernière en date a été marquée par le débrayage des prestataires de services d'entretien et de sécurité qui réclamaient plusieurs mois d’impayés de factures.

    CK/ls/APA

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