Maroc-Terrorisme-Journée mondiale

Le Maroc, un acteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme

APA-Rabat (Maroc)

En cette journée du 11 septembre, alors que le monde se souvient des attentats meurtriers ayant frappé en 2001 les États-Unis et coûté la vie à près de 3.000 personnes, le Royaume du Maroc continue de conforter sa stratégie antiterroriste basée sur un système à trois piliers : le renforcement de la sécurité intérieure, l’amélioration des conditions socio-économiques de la population et la réforme du champ religieux.

Cette douloureuse date a poussé de nombreux pays à adopter des stratégies pour lutter contre le fléau du terrorisme qui ne connaît ni frontières, ni nationalités, ni religions. Aucun pays ni aucune région ne peut être considéré comme étant à l'abri du risque terroriste. Toutefois, chaque pays adopte des stratégies et mènent des actions pour combattre ce phénomène.

C’est dans cadre que le Maroc et au lendemain des attaques terroristes l’ayant ciblé de 2003, de 2007 et de 2011, a placé la lutte contre le terrorisme en tête de ses priorités, développant une stratégie multidimensionnelle en matière de lutte contre le terrorisme qui a porté ses fruits. 

Il a de même été procédé à la création du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), en 2015, en tant  qu’organisme chef de file de la lutte antiterroriste au Maroc. Depuis, plusieurs groupes affiliés aux réseaux internationaux tels que Al-Qaïda et Daech ont été interpellés.

Entre 2002 et 2019, plus de 188 cellules terroristes ont été démantelées et plus de 3.000 individus ont comparu devant la justice.

Sans oublier les efforts inlassables et des sacrifices considérables consentis par les membres de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire national (DGST), pour garantir la paix et la sécurité des citoyens, protéger leurs biens et préserver la paix, la stabilité et l’ordre public, ainsi que pour l’esprit de mobilisation, de vigilance et de fermeté dont font preuve ses membres afin d’anticiper et mettre en échec toutes les tentatives terroristes.

Grâce à cette institution sécuritaire, le Royaume déploie non seulement des efforts colossaux pour garantir la sécurité nationale et régionale, mais il a par ailleurs une expérience reconnue dans la lutte antiterroriste à l’échelle internationale et, par conséquent, en faveur de la stabilité et la sécurité dans le monde.

Il va sans dire que le terrorisme trouve son origine dans plusieurs causes, entre autres l’instrumentalisation du religieux, du fait que les mouvements extrémistes ont pris la religion en otage à des fins politiques. Raison pour laquelle il avait fallu maîtriser le champ religieux. Cette action a été conduite sous l’autorité du Roi Mohammed VI, Commandeur des croyants, qui dispose de la légitimité religieuse nécessaire pour être le chef de file de la lutte contre l’extrémisme, en luttant contre le discours extrémiste et en promouvant les principes de l’Islam tolérant.

Depuis 2004, le Maroc a neutralisé les différentes formes de pensée extrémiste en perpétuant la tradition religieuse du Royaume, celle de l’islam du juste milieu, bâtie autour de la commanderie des croyants, du rite malékite et du  soufisme sunnite.

La stratégie prônée par le Maroc se veut multidimensionnelle et globale, incluant ainsi le fondement institutionnel, l’encadrement religieux en plus de l’éducation islamique, enseignée à l’école.

Cette dynamique de réformes érige le Maroc en modèle pour de nombreux pays africains et européens souhaitant investir ce même chantier. La création de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains affirme la position de leadership du Royaume en la matière et conforte les liens historiques et religieux unissant le Maroc à une importante communauté de confession musulmane s’étendant sur de nombreux pays. 

Ce type de coopération trouve tout son sens dans un continent comme l’Afrique, lourdement affecté par la propagation d’actes et d’organisations extrémistes.

Le Royaume a aussi connu d’autres faits marquants sur le plan de la gestion de la question religieuse. Sur le plan interne, de nombreux efforts ont été menés dans le sens de conduire une réforme profonde et multidimensionnelle.

Il s’agit de la création de plusieurs instances telle la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de préposés religieux, une autre du même nom pour la formation des imams morchidines et morchidates, la rénovation et la réorganisation de l’Université al Quaraouiyine. La promotion des tariqas soufies à travers de nombreuses conférences et l’institution d’un Conseil européen des oulémas marocains. Tout cela souligne la volonté de préserver l’identité culturelle religieuse des Marocains résidents de la diaspora.

Et pour promouvoir des nobles valeurs de l’Islam et la diffusion du savoir et de la culture en Afrique et ailleurs, le Maroc a crée la Fondation Mohammed VI des ouléma africains qui constitue une entité oeuvrant à unifier et coordonner les efforts des oulémas musulmans, au Maroc et dans les autres Etats africains, en vue de faire connaître les valeurs de l’islam tolérant, de les diffuser et de les consolider.

Elle s’assigne principalement pour objectifs de prendre toute initiative permettant d’intégrer les valeurs religieuses de tolérance dans toute réforme à laquelle est subordonnée toute action de développement en Afrique, que ce soit au niveau du continent qu’au niveau de chaque pays. L’animation de l’action intellectuelle, scientifique et culturelle en rapport avec la religion musulmane figure également parmi les objectifs de la fondation.

Aussi, le Maroc, qui a cumulé une expertise reconnue et une action efficace dans le domaine sécuritaire, est le seul qui oppose un discours construit et une stratégie d’envergure contre la radicalisation. Parallèlement, il associe son action, dans le champ religieux, à une dimension économique et sociale, à savoir que le Souverain a placé en tête de ses priorités les objectifs de développement économique et humain.

Cette approche consiste à mettre en œuvre des actions pour lutter contre l’exclusion, la précarité et la pauvreté. C’est l’objectif pour laquelle a été lancée en 2005 l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).

En effet, le rôle du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme et de maintien de la stabilité et la sécurité est apprécié par la communauté internationale en général et par plusieurs organisations africaines et internationales.

Certes, le Maroc est devenu un modèle et une référence internationale dans le domaine. Nombreux sont les Etats, en Europe ou en Afrique, qui sollicitent l’expérience du Royaume pour prévenir des attentats qui auraient pu coûter la vie à plusieurs dizaines, voir centaines de citoyens dans leurs territoires.

HA/APA

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