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    Burkina Faso-Libye-Esclavage-Réaction

    Le président Kaboré dénonce le commerce des êtres humains en Libye

    APA-Ouagadougou (Burkina Faso)

    Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est dit « catégoriquement opposé au commerce ou esclavage des êtres humains en Libye, tel que rapporté par la chaîne américaine CNN ».

    «On ne peut pas se mettre à vendre des gens comme si c’était des chèvres. Cela n’est pas possible», c’est indigné le chef de l’Etat burkinabè.

    Roch Marc Christian Kaboré qui s’exprimait en marge d’une cérémonie qu’il a présidée, samedi à Ouagadougou, a dit que le président de l’Union africaine (UA), le Guinéen Alpha Condé, est déjà intervenu sur la question et a assuré que des dispositions seront prises, à ce propos.

    Selon le président Kaboré, le second aspect de la question mis en exergue par Alpha Condé est  le fait que l’Europe demande de fermer les voies aux immigrants. 

    «C’est ce qui conduit à l’esclavage. Cela non plus, n’est pas acceptable dans ce 21e siècle», a-t-il martelé.

    En marge de la clôture des états généraux de la jeunesse, hier samedi à Ouagadougou, une dizaine de personnes ont protesté en face de la salle abritant la cérémonie, pour dire «NON à l’esclavage des noirs en Libye».

    Pancartes en mains, propos hostiles à l’encontre des dirigeants libyens, les manifestants très remontés, accusaient les autorités libyennes d’être les «complices» de l’esclavage des noirs.

    Les manifestants voulaient par cette protestation spontanée, interpeller le chef de l’Etat burkinabè, afin qu’il mette la pression sur ses pairs africains pour résoudre cette situation.

    Cette affaire fait la une de l’actualité internationale après qu’une journaliste de la chaîne américaine CNN, a montré dans une vidéo, des centaines de jeunes noirs entassés, vendus aux enchères, en Libye.

    Depuis que l’information a été publiée, des Burkinabè, activistes, artistes, leaders d’Organisations de la société civile (OSC) et politiques, entre autres, ont réagi pour marquer leur indignation.

    ALK/of/APA

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