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    Le Satellite Mohammed VI-A, une technologie de pointe au service du développement du Maroc

    APA-Rabat (Maroc)

    Le satellite Mohammed VI-A, que le Maroc vient de lancer depuis le Centre spatial de Kourou, en Guyane française, est un dispositif technologique « high tech » de télédétection qui contribuera au développement du Royaume dans moult domaines.

    Développé par le consortium Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus en co-maîtrise d’œuvre pour le Maroc, ce satellite a été mis en orbite mercredi matin lors d’une mission qui a duré 55 minutes et 33 secondes (du décollage à la séparation du satellite).

    Stabilisé sur trois axes, le satellite « Mohammed VI – A”, qui a eu une masse au décollage d’environ 1,1 tonne, servira notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification ainsi qu’à la surveillance des frontières et du littoral.

    Il va sans dire que la connaissance du territoire, de ses ressources et de sa dynamique est à la base de la consolidation et du développement socio-économique. Les technologies de l’observation de la Terre par satellite jouent un rôle indéniable dans la mise en oeuvre des stratégies et des politiques de développement socio-économique.

    En effet, les images satellites permettent d’observer régulièrement le territoire, de quantifier les ressources, de suivre leurs évolutions spatio-temporelles, d’évaluer les impacts et de fournir aux décideurs et opérateurs économiques des informations pertinentes et récurrentes pour soutenir la gestion et la prise de décision.

    Le spectre des applications est très larges et couvre les domaines diversifiés et variés allant de la forêt à la gestion des ressources en eau et agricoles en passant l’urbanisme et l’aménagement du territoire ou encore la mise en valeur des sites aquacoles.

    Placé à près de 700 km au-dessus de la terre, ce dispositif offre ainsi des applications en matière de surveillance de l’environnement, de maîtrise et d’anticipation des feux de forêts, de gestion des ressources forestières et de prospection des eaux.

    Cette mission a été menée par Arianespace dans le cadre de son dixième lancement de l’année, et le onzième avec le lanceur Vega depuis le début de son exploitation au Centre spatial guyanais en 2012.

    Thales Alenia Space, responsable du système, a fourni la charge utile comportant l’instrument optique, le sous-système de transmission image, ainsi que le segment sol de traitement et production des images.

    Airbus est responsable du satellite et de son intégration, dont il a fourni la plate-forme, ainsi que du segment sol de planification mission et de contrôle du satellite.

    Le lancement de ce satellite sera suivi par un lancement similaire en 2018.

    HA/APA

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