Cameroun-Presse-Revue

Le vent du coronavirus continue de souffler dans les journaux camerounais

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola

Comme c’est devenu la tradition depuis un mois, les journaux camerounais parus mardi continuent d’abonder, chacun avec ses accents, dans la mare du coronavirus qui s’étend à travers le pays.

Le Cameroun est entré dans la phase 2 de l’épidémie du Covid-19, avec près de 400 cas enregistrés en l’espace de trois jours, alerte Le Jour, soulignant que les chiffres vont grimper dans les prochains jours avec la campagne de testing massif qui a été lancée, alors que 4 régions sur 10 sont déjà touchées. 

À ce propos, se félicite le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, la métropole économique, Douala et un des principaux foyers de l’épidémie, a engagé la détection de masse. Dans cette mégalopole de quelque 3 millions d’âmes, rapporte la publication, a en effet débuté une vaste campagne de testing alors que, dans le même temps, les autorités recommandent le port du masque pour tous. 

Sauf que, objecte Le Messager, au-delà des effets d’annonce, le pays est désormais au bord de l’étouffement, l’amoncellement des crises, à la fois sociopolitiques et sanitaires, ayant démultiplié la capacité de nuisance du coronavirus sur le point d’atteindre la barre des 1000 patients testés positifs. 

Dans ce contexte de pandémie et de pénurie des ressources publiques, va-t-on donc en profiter pour stopper les grosses dépenses liées à la Fête nationale, le 20 mai ? se demande Le Jour, ne voyant pas comment le pays en aura fini avec la crise sanitaire d’ici là, ni même comment le faste habituel peut être réitéré. 

Chez The Guardian Post, c’est le projet de confinement total du pays, de plus en plus avancé par certains, qui préoccupe, les défenseurs des droits humains mettant en garde contre le verrouillage sans mesures d’accompagnement, une telle option pouvant s’avérer plus dévastatrice que le coronavirus. «Il est difficile d’appliquer le confinement total au Cameroun», appuie, dans les colonnes de Le Messager, Pierre Malongue, spécialiste des urgences et des catastrophes. 

Et s’il y a un lieu qui suscite de vives inquiétudes chez Mutations qui tire la sonnette d’alarme, c’est bien le milieu carcéral où le danger rôde sans doute plus qu’ailleurs : «Depuis la montée en puissance de la pandémie de coronavirus au Cameroun, des inquiétudes s’expriment sur les risques encourus par les détenus, eu égard à l’engorgement des prisons camerounaises et à la transmission assez rapide du virus. Le gouvernement n’a toujours pas communiqué officiellement sur le sujet, or la survenance d’un seul cas non pris en charge immédiatement pourrait créer une hécatombe.»

FCEB/te/APA

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