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    Togo-Presse-Revue

    Les sites d’informations togolais scrutent la réaction de l'opposition après la session de la CEDEAO

    APA-Lomé (Togo) -

    La presse électronique togolaise revient ce mardi sur le communiqué publié à l’issue de la session extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO et qui continue de susciter la colère de l’opposition.

    « Crise au Togo: Le dialogue piétine, la Cédéao hausse le ton », titre l’agence Savoir News qui rapporte que « samedi dernier à Lomé, en session extraordinaire, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) ont passé au peigne fin, la situation qui prévaut dans le pays ».

    Et, poursuit l’agence, dans un communiqué final rendu public à l’issue des assises de Lomé, les chefs d’Etat ont officiellement désigné les présidents ghanéen et guinéen Alpha Condé pour « intensifier leurs efforts », afin d’aider le gouvernement et les acteurs politiques togolais dans la réalisation des « réformes constitutionnelles dans le respect des délais légaux des normes et principes de la démocratie et de l’Etat de droit ».

    La nomination de ces présidents ghanéen et guinéen pour la résolution de la crise togolaise, « n’a rien de nouveau », estime Eric Dupuy, secrétaire national à la communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC, principal parti d’opposition), sur Globalactu qui souligne qu’ «il y a un point dans le communiqué ayant sanctionné le Sommet des  chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la CEDEAO qui fâche à l’ANC ».

    Il s’agit du point 20 qui invite « instamment tous les partis politiques et la société civile togolaise à s’abstenir de tout acte de violence et de tout agissement susceptible de constituer une menace à la paix au Togo et dans la sous-région », écrit ce portail d’informations.

    Il cite Eric Dupuy, lequel pense que cette prescription donne l’impression que les présidents réunis autour du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, lors de la session extraordinaires des chefs d’Etat de la CEDEAO à Lomé,  n’ont pas la ‘’vraie mesure’’ de ce qui se passe au Togo.

    En effet, rappelle-t-il, « ce qui se passe au Togo  n’est nullement le fait des partis politiques au Togo, ni de la société civile. Il s’agit d’une répression sauvage et barbare de la part des corps habillés instrumentalisés par le régime ».

    Selon le journal en ligne, Eric Dupuy se dit persuadé que les pays comme le Bénin de Patrice Talon, le Burkina Faso de Roch Marc Christian Kaboré, le Nigeria de Muhammadu Buhari et le Ghana de Nana Akufo-Addo connaissent très bien ce qui se passe au Togo et qu’« ils sauront apprécier la situation ».

    Sur le même portail d’informations, Jean Kissi, le Secrétaire général du Comité d’action pour le renouveau (CAR, parti d’opposition), est en colère contre la nouvelle coalition de l’opposition créée vendredi dernier. Raison de son courroux ? Il a accuse la Coalition « d’être en mission commandée ».

    Et nos confrères  de rappeler que ce  regroupement de trois partis politiques en ‘’Groupe des centristes’’, selon cet acteur politique, a été mis sur pied « pour accompagner UNIR aux élections, dans le but que le pouvoir puisse dire à l’extérieur que l’opposition a été présente aux élections ».


    NML/cat/APA

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