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Ethiopie-Droitshomme

L’Ethiopie rejette une enquête internationale sur la situation des droits de l’homme

APA - Addis-Abeba (Ethiopie) -

Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a rejeté toute idée d’une enquête internationale sur les violations des droits de l’homme, lors des troubles qui ont secoué le pays l’an dernier, en particulier dans certaines régions d’Oromia, d’Amhara et des neuf Etats ethniques (SNNPS) de l’Ethiopie.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le Premier ministre a déclaré que la Commission éthiopienne des droits de l’homme était capable d’enquêter sur la situation des droits de l’homme.

En début de semaine, cette Commission a annoncé que 669 personnes avaient été tuées pendant les troubles qui ont secoué le pays l’année dernière et l’année précédente.

“La Commission éthiopienne des droits de l’homme est bien outillée pour enquêter sur la situation locale des droits de l’homme sans aucune intervention extérieure. Juste parce que nous sommes un pays en voie de développement, de nombreuses organisations ayant un agenda différent tentent de faire pression sur nous pour dépêcher ici un organisme étranger pour faire des investigations’’, a dit le Premier ministre éthiopien.

Il a ajouté : “Nous ne voulons pas de ces étrangers dans nos affaires nationales ; nous pouvons le faire nous-mêmes. Nous pouvons avoir certaines limites, mais pas au point où nous avons besoin d’un soutien extérieur”.

Selon le Premier ministre, l’évaluation complète par la Commission, de l’agitation a prouvé qu’il y avait eu d’importants dommages, tant pour les civils que pour le personnel de sécurité, avec des pertes en vies humaines, des blessures et des dégâts matériels.

“D’autres institutions nous avaient demandé d’enquêter sur la question ; cependant, nous leur avons refusé la permission, car il s’agit d’une question de souveraineté”, a-t-il déclaré.

La Commission des droits de l’homme des Nations Unies, basée à Genève a accepté et exprimé sa reconnaissance pour le rapport de la Commission nationale, a-t-il déclaré, précisant que les deux commissions travaillaient ensemble.

Interrogé sur le caractère impartial de la Commission éthiopienne des droits de l’homme, le Premier ministre a déclaré: “Nous voulons surtout gagner la confiance du peuple. Les gens connaissaient les dégâts causés par la violence. Par conséquent, nous n’avons rien à cacher”.

MG/afm/fss/cat/APA

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