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    Maroc-Satellite-Retrospective

    Maroc : L’année 2018 est celle du lancement des satellites Mohammed VI A et B

    APA-Rabat (Maroc)

    L'année 2018 que le monde s’apprête à faire ses adieux a été celle du lancement par le Maroc de ses satellites Mohammed VI A & B, qui au-delà de leur rôle dans la surveillance du territoire national, ils remplissent des missions civiles stratégiques.

    Après le satellite Mohammed VI-A lancé le 8 novembre 2017, Mohammed VI-B, le deuxième exemplaire du programme spatial marocain, a été mis en orbite le 20 novembre dernier par Ariane space, à bord du lanceur léger Vega, à partir de la base de Kourou, en Guyane française.

    Ce duo permettra d’assurer une couverture plus rapide des zones d’intérêt et de fournir plus de 500 images par jour en haute résolution sur des superficies plus réduites. Le programme Mohammed VI A & B, décidé par le roi en 2013, fait du Royaume le premier pays sur le continent africain à se doter d’une constellation de satellites.

    Les deux satellites auront coûté la coquette somme de 600 millions d'euros. Le financement de ce projet stratégique émane de fonds à 100% marocains, plus précisément de l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, au demeurant le premier contributeur, et de loin, au budget de l'Etat.

    En effet, le satellite Mohammed VI-A, est un dispositif  technologique « high tech » de télédétection qui contribuera au développement du Royaume dans moult domaines.

    Développé par le consortium Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus en co-maîtrise d’œuvre pour le Maroc, ce satellite a été mis en orbite en novembre 2017 lors d’une mission qui a duré 55 minutes et 33 secondes (du décollage à la séparation du satellite).

    Stabilisé sur trois axes, le satellite « Mohammed VI – A », qui a eu une masse au décollage d’environ 1,1 tonne, sert notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification ainsi qu’à la surveillance des frontières et du littoral.

    Il va sans dire que la connaissance du territoire, de ses ressources et de sa dynamique est à la base de la consolidation et du développement socio-économique. Les technologies de l’observation de la Terre par satellite jouent un rôle indéniable dans la mise en oeuvre des stratégies et des politiques de développement socio-économique.

    En effet, les images satellites permettent d’observer régulièrement le territoire, de quantifier les ressources, de suivre leurs évolutions spatio-temporelles, d’évaluer les impacts et de fournir aux décideurs et opérateurs économiques des informations pertinentes et récurrentes pour soutenir la gestion et la prise de décision.

    Le spectre des applications est très larges et couvre les domaines diversifiés et variés allant de la forêt à la gestion des ressources en eau et agricoles en passant l’urbanisme et l’aménagement du territoire ou encore la mise en valeur des sites aquacoles.

    Placé à près de 700 km au-dessus de la terre, ce dispositif offre ainsi des applications en matière de surveillance de l’environnement, de maîtrise et d’anticipation des feux de forêts, de gestion des ressources forestières et de prospection des eaux.

    Quant au satellite Mohammed VI-B, il a été lancé avec succès dans la nuit du mardi au mercredi 21 novembre 2018  à partir de la base spatiale de Kourou en Guyane française.

    Cet engin spatial, qui entre dans le cadre du programme spatial décidé par le Roi Mohammed VI, est un satellite civil piloté depuis le Maroc et doté d’une très haute définition technologique et capable de prendre en moins de 24 heures des clichés d’une résolution allant jusqu’à 70 cm.

    A usage civil, le satellite Mohammed Vl-A, qui sera lancé un peu plus d'une année après la mise en orbite, le 8 novembre 2017, du Satellite Mohammed VI-A, servira notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles et au suivi des évolutions environnementales et de la désertification.

    Mohammed VI-B, dont le maître d'œuvre est Thales Alenia Space, et Airbus en tant que co-responsable, sera complémentaire du premier, Mohammed VI-A, en ceci qu'ils permettront « une couverture plus rapide des zones d'intérêt », est-il encore écrit.

    Pesant environ 1110 kilogrammes, le satellite a été conçu par le consortium Franco-Italien Thales Alenia Space en tant que mandataire et les Français Airbus Defence & Space. Lancé par une fusée du spécialiste italien Vega, il permet également une meilleure observation du territoire, en matière de surveillance de l’environnement, de maîtrise et d’anticipation des feux de forêts, de gestion des ressources forestières et de prospection des eaux, d'expansion urbanistique, et d’élaboration des tracés routiers et ferrés.

    Ce nouvel outil de surveillance a été placé sur la même orbite que le premier dispositif, soit à près de 700 kilomètres au dessus de la Terre

    Les satellites Mohammed VI – A et B sont complémentaires et permettent d’assurer une couverture plus rapide des zones d’intérêts communs.

    HA/APA

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