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    "Mohammed VI - A", un outil d’accélération du développement économique et social’’ du Maroc (Expert)

    APA-Rabat (Maroc)

    Le premier satellite marocain d'observation de la Terre "Mohammed VI - A", constitue un ‘’outil d’accélération du développement économique et social’’ du Royaume se félicite le Directeur général de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre, et de la cartographie (ANCFCC), Karim Tajmouati

    Lancé dans la nuit de mardi à mercredi à Kourou en Guyane française, ‘’Mohammed VI-A’’ doit être placé en orbite à environ 700 kilomètres de la terre.

    Il permet de suivre les activités agricoles, d’anticiper toutes les contraintes qui peuvent survenir dans la conduite des campagnes agricoles, et aide à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, explique-t-il cité par la MAP.

    Cette infrastructure spatiale permet également le suivi des évolutions environnementales et de la désertification, outre la surveillance des frontières et du littoral, a-t-il encore dit.

    M. Tajmouati a également souligné le Satellite Mohammed VI-A est d’une grande utilité en matière d’aménagement du territoire, en ce sens qu’il aide à la décision et à l’anticipation en vue d’un aménagement optimal des territoires aussi bien urbains que ruraux.

    D’un coût de 500 millions d’euros, il est capable d’enregistrer plus de 500 images par jour et de les transmettre directement au centre de contrôle situé à proximité de l’aéroport de Rabat-Salé.

    Lancé par Arianespace via son lanceur Vega, "Mohammed VI - A" va donner la possibilité au Royaume de devenir autonome en matière de visualisation cartographique, a affirmé, M. Karim Tajmouati

    ‘’Dans le domaine de la cartographie, le Royaume a eu l’habitude de recourir à la photographie aérienne ou de commander des images auprès de fournisseurs à l’international, mais grâce au Satellite Mohammed VI-A, qui se veut une infrastructure technologique avancée, le Maroc jouit désormais d’une autonomie dans ce domaine et peut même développer des programmes accélérés en matière de visualisation cartographique’’, a expliqué M. Tajmouati.

    Mohamed VI-A sera suivi par le lancement en 2018, d’un second satellite qui pourra fournir environ 1 000 photos par jour aux équipes du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) et du Centre royal d’études et de recherches spatiales (CRERS), via une antenne qui serait installée non loin de Rabat.

    Le futur satellite complétera les activités du premier en permettant au royaume chérifien de mieux observer son territoire, notamment ses frontières, en luttant contre l’immigration clandestine, la contrebande

    CP/of/APA

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