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    Mort du Colonel Marcel Ntsourou à Brazzaville

    APA - Brazzaville (Congo)

    Le Colonel Marcel Ntsourou qui purgeait sa peine à la maison d'arrêt de Brazzaville est mort ce vendredi à l’hôpital des armées de Brazzaville des suites d'une maladie, a appris APA de sources concordantes.


    Ancien N°2 du conseil national de la  sécurité, le défunt est incarcéré depuis 2014 pour atteinte à la «sûreté de l’Etat»

    Présenté comme un des artisans de la victoire militaire du président Sassou N’Guesso en 1997 face aux troupes de Pascal Lissouba (président de la République de 1992 à 1997),Marcel Ntsourou est tombé en disgrâce pour avoir tenu des propos malveillants à l’endroit du président de la République

    En 2012 Marcel Ntourou ,numéro deux du Conseil national de sécurité est interpelé suite à l’affaire des explosions du 4 mars 2012 qui ont occasionné un peu plus de 300 morts d’énormes dégâts matériels et plus de 14.000 sans-abris.

    Lors du procès organisé à la suite,le colonel Marcel Ntsourou est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis, malgré sa contestation de son implication dans cette affaire en soulignant que l’on veut lui porter ce fardeau pour les erreurs commises par d’autres personnalités politiques du pays.


    Insatisfait du traitement qu’il lui a été réservé, il intervient quelques mois après le verdict du procès des affaires des explosif de Mpila sur une radio étrangère à propos des affaires des disparus du Beach de Brazzaville de 1999,où près de 350 réfugiés congolais qui rentraient au pays, ont disparu au port de Brazzaville en promettant de coopérer avec la justice française pour faire la lumière sur cette affaire.

    Le 16 décembre 2013 des affrontements éclatent à son domicile sis en plein centre-ville entre sa milice et des éléments des forces armées congolaises, occasionnant près de 30 morts.


    Suite à ces incidents Marcel Ntsourou est arrêté, et à l’issue du procès qui a eu lieu en 2014, il écope une lourde peine de cinq ans de travaux forcés à perpétuité pour rébellion, détention illégale d’armes de guerre, coups, blessures et assassinats.

    A l’énoncé du verdict du procés, le 12 septembre 2014, Marcel N’Tsourou dégradé au rang de soldat de première classe était gardé à la maison d’arrêt de Brazzaville jusqu’ ‘à sa mort survenue ce vendredi à l’hôpital des armées de Brazzaville.


    LCM/of/APA

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