Sénégal-Afrique-Intégration

OMVS : une capacité hydroélectrique de 400 MW (commissaire)

APA-Dakar (Sénégal)

L’offre d’énergie a permis de réduire considérablement la production thermique jugée très coûteuse.

En Afrique de l’Ouest, les pays font face à d’importants défis agricoles et énergétiques. Pour venir en aide à ses Etats membres, à savoir la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (l’OMVS) a construit quatre barrages hydroélectriques (Diama, Manantali, Félou et Gouina).

« Avec les aménagements hydroélectriques, la puissance installée est de 400 MW dont 200 MW en provenance de Manantali, 60 MW de Félou et 140 MW de Gouina », a expliqué Hamed Diané Séméga, Haut-Commissaire de l’OMVS. Cette dernière a été créée le 11 mars 1972 à Nouakchott (Mauritanie) pour gérer le bassin versant du fleuve Sénégal qui s'étend sur une surface de 289 000 km2.

Il s’exprimait ce mardi à Dakar au cours d’une conférence de presse de présentation du Grand Prix Hassan II de l’Eau décerné à l’OMVS lors du 9e Forum mondial de l’eau tenu à Dakar du 21 au 26 mars 2022.

De l’avis de M. Séméga, ces barrages et lignes de transport de l’énergie électrique ont contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité dans l'espace OMVS.

« Ils ont permis d’assurer la couverture de 40 à 50% des besoins en électricité du Mali, 20 à 30% pour ceux de la Mauritanie et 10 à 12% des besoins en électricité du Sénégal », a poursuivi Hamed Diané Séméga.

Il a souligné que ces infrastructures ont aussi permis aux pays membres d’économiser en 14 ans un milliard de dollars ans qui aurait dû être dépensé dans la production thermique d’électricité.

Revenant sur le Grand Prix Hassan II de l’Eau qu’il considère comme le « Nobel de l’eau », il a soutenu que l’OMVS le mérite car elle s’est positionnée comme « un facteur de stabilité, de développement, de construction de la paix » et comme « un modèle qui fonctionne et qui donne tort aux afro-pessimistes ».

Pour Hassan Naciri, ambassadeur du Maroc au Sénégal, la distinction de l’OMVS est l’aboutissement « d’un travail très rigoureux mené avec des recherches, des évaluations et des déplacements ».

« L’OMVS n’a pas été distinguée fortuitement. Elle participe à tous les efforts de développement humains dans les Etats membres. C’est une belle aventure qui renforce les liens déjà existants entre les peuples grâce à la gestion paisible de l’eau du fleuve Sénégal », a dit le diplomate marocain.

Créé en 2002 et attribué pour la première fois lors du 3e Forum mondial de l’eau de Kyoto au japon en 2003, le Prix Hassan II de l'Eau est une initiative menée conjointement par le Royaume du Maroc et le Conseil mondial de l’eau, en mémoire de Feu sa Majesté le Roi  Hassan II pour ses actions en faveur de la coopération internationale et de la préservation des ressources en eau. Son enveloppe passe de 100.000 à 500.000 dollars.

TE/ard/APA

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