à l'instant

    Côte d'Ivoire- Environnement

    Plus d'un milliard FCFA octroyé à la Côte d'Ivoire pour combattre les effets des changements climatiques

    APA-Abidjan ( Côte d'Ivoire)

    Le Fonds vert pour le climat, un mécanisme financier des Nations-Unies, a octroyé environ 1,4 milliard FCFA à la Côte d'Ivoire pour combattre les effets des changements climatiques, a annoncé, lundi à Abidjan, le ministre ivoirien de l’Environnement du développement durable, Pr Joseph Séka Séka.

    « Le Fonds vert pour le climat vient d'octroyer ce 08 février 2019 à la Côte d'Ivoire, en guise de don d'un montant de 2.338.865 USD, soit environ 1 milliard 400 millions FCFA dans le cadre du processus du plan national d'adaptation, sur proposition de préparation pays visant à renforcer l'intégration de l'adaptation au changement climatique dans la planification du développement en Côte d'Ivoire soumise depuis le 24, juillet 2017», a annoncé lundi à Abidjan, Pr Joseph Séka Séka.

    Il s'exprimait lors d'une cérémonie de restitution nationale de la participation de la Côte d'Ivoire à la COP 24 ( 24è conférence des parties à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques qui s'est tenue du 02 au 15 décembre 2018 à Katowice en Pologne).

     Cette restitution de la participation de la Côte d'Ivoire à la COP24 de Katowice vise l'appropriation par les parties prenantes nationales des conclusions de cette conférence sur le climat.

    « La participation de la Côte d'Ivoire à cette COP24 a été plus qu'enrichissante malgré les conditions parfois difficiles dans les lesquelles tous les participants ont travaillé sans relâche pour la réussite de notre participation.», a estimé Pr Séka Séka avant de formuler des recommandations pour améliorer la participation de la Côte d'Ivoire aux prochaines COP.

     « Il est souhaitable que le secteur privé, de même que les organisations de la société civile soient parties prenantes avec les expositions de projets et services ( Made in Côte d'Ivoire),  accroître le budget alloué à l'organisation de la participation de la Côte d'Ivoire aux COP sur les changements climatiques, mettre en place par arrêté, un comité permanent et l'organisation de la participation de la Côte d'Ivoire aux différentes conférences des parties ( COP) sur le climat », a entre autres,  recommandé le ministre, soulignant que ce comité devra préparer la COP 25 prévue au Chili à Santiago du 02 au 13 décembre 2019.

    Pr Joseph Séka Séka qui a résumé les activités de la Côte d'Ivoire à cette conférence internationale sur le climat, a souligné que ce fut l'occasion pour son pays de réaffirmer son engagement aux côtés des pays du monde entier, à relever le défi lié au changement climatique.

    Dans le même élan, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Eugène Aka Aouélé et Didier Gbogou, directeur de cabinet du ministre des Eaux et forêts ont salué cette participation de la Côte d’Ivoire à cette conférence.

    Auparavant, la société civile à travers la président de l’ONG Page verte, Jeanne Irène ainsi que le secteur privé avec Bakary  Maguiraga de la Chambre de commerce et d'industrie ont dressé le bilan de leur participation à cette COP 24 de même que les collectivités territoriales représentées par Hervé N'Zai, Vice-président du Conseil Régional du Sud Comoé.

    La COP 24 s'est tenue à Katowice en Pologne du 02 au 15 décembre 2018 sous le thème «changeons ensemble ».  Cette conférence avait pour objectif de développer des outils opérationnels en vue de concrétiser les différents axes retenus dans l'accord de Paris sur le climat.

    La Côte d'Ivoire a ratifié en novembre 1994 la convention-cadre sur les changements climatiques (CCNUCC) et elle a, depuis lors, participé de façon régulière et active aux négociations sur le climat dans le cadre des conférences des parties (COP) à cette convention.

    La Côte d'Ivoire a perdu plus de 75% de son couvert forestier en 50 ans passant de 16 millions d'hectares en 1960 à 3,4 millions d'hectares en 2015. Le pays a adhéré en juin 2011 au mécanisme international dénommé réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) qui est un projet visant à lutter contre la déforestation et les changements climatiques dans le pays.

    LB/ls/APA

    Réagir à cet article