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Procès projet d’attaque de la MACA: Les plaidoiries et réquisitions débutent jeudi matin

APA-Ouagadougou (Burkina Faso)

Le procès du dossier dit «caporal Madi Ouédraogo et autres», relatif au plan d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en vue de faire évader les présumés cerveaux du putsch de septembre 2015, va se poursuivre, demain jeudi au tribunal militaire de Ouagadougou, avec les plaidoiries et réquisitions, a-t-on appris, de source judiciaire.

La prochaine audience devrait  permettre aux avocats de la défense de tabler sur l’absence de preuves pour condamner leurs clients.

De son côté, le commissaire du gouvernement Alioun Zanré et ses hommes essayeront d’apporter la preuve que les inculpés sont bel et bien coupables.

Ils essayeront de prouver  les faits de «de détention ou de complicité de détention illégale d’armes de guerre» et/ou d’«association de malfaiteurs» pour lesquels les inculpés sont poursuivis.

La comparution des accusés a pris fin, ce mercredi en mi-journée, par  des auditions de témoins, ainsi que de la présentation de pièces à convictions.

A l’occasion, les supposés armes et munitions saisies chez certains inculpés, ont été présentées au tribunal et à ceux chez qui elles ont été retrouvées.  

La majorité des inculpés qui avaient expliqué (lors d’une audience précédente) l’origine des armes ont reconnu leurs armes et munitions.

Les inculpés dans ce dossier sont principalement des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Ils sont accusés, entre autres, de «détention illégale d’armes de guerre et d’«association de malfaiteurs», des infractions punies par la loi.

Ces militaires, selon les chefs d’accusation, projetaient d’attaquer la MACA pour libérer les présumés cerveaux du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé.

En plus de la MACA, ces ex-RSP devaient attaquer des positions de l’armée burkinabè, suivant un plan devant être mis en exécution le 31 décembre 2015.

Ouvert le 20 décembre dernier, le procès a été suspendu le lendemain, à la demande des avocats commis à la défense, au motif de bien connaitre le dossier.

Ce procès devrait être suivi des autres dossiers dont celui du putsch manqué, intitulé «Ministère public contre le général Gilbert Diendéré».


ALK/of/APA

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