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    Sénégal : Onu Femmes pour l’éradication des violences faites aux femmes

    APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione

    Onu Femmes, à travers Diana Ofwona sa directrice régionale, a dénoncé mercredi soir à Dakar, toutes les formes de violences faites aux femmes à l’occasion de la première édition du Gender Ataya.

    « Plus d’un tiers des femmes dans le monde ont été victimes de violence physique ou sexuelle à un moment ou à un autre de leur vie. En outre, les recherches indiquent que le coût de la violence à l’égard des femmes pourrait s’élever annuellement à environ 2 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial, soit 1,5 milliard de dollars », a déclaré Diana Ofwona, la directrice régionale d’Onu Femmes.


    Le Gender Ataya a offert  à une kyrielle de jeunes un cadre d’échanges autour de problématiques comme la violence domestique, la violence dans l’espace public et les violences basées sur le genre en milieu scolaire. 


    Cette activité,  dont le thème est « briser la culture du silence autour des violences faites aux femmes et aux filles », s’inscrit dans le cadre de la campagne annuelle de 16 jours d’activisme visant à lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles.


    Selon Diana Ofwona, « l’année écoulée a été extraordinaire en termes de prise de conscience de l’ampleur des différentes formes de violence infligées aux femmes et aux filles. La campagne MeToo (moi aussi en anglais), l’un des mouvements sociaux les plus virulents et les puissants de ces derniers temps, a mis cette question sous les projecteurs ». 


    Poursuivant, elle a souligné que cette prise de conscience a été renforcée par « l’attribution du prix Nobel de la paix en 2018 à deux militants remarquables, Nadia Murad et Denis Mukwege, qui travaillent à mettre fin à la violence contre les femmes en situation de conflit ».


    Dans le monde, de nombreux cas de violence à l’égard des femmes sont passés sous silence. Pour Onu Femmes, il temps que la parole se libère. « Les femmes font de plus en plus preuve de courage en s’ouvrant pour parler de leur expérience mais nous savons qu’entre les victimes d’agression sexuelle et l’agresseur, se trouve le témoin silencieux », a souligné Mme Ofwona. 


    En outre, a-t-elle indiqué, « le silence agit comme un catalyseur. Le silence de la survivante n’existe pas parce qu’elle le souhaite. Il lui est imposé par la peur et la normalisation de telles situations. C’est bien ce silence qui doit absolument être brisé ».  


    Le thème mondial du plaidoyer pour la campagne de cette année est « Ecoutez moi aussi, Orangez le monde ». Ainsi, Onu Femmes invite les personnes sensibles à cette cause à porter « la couleur orange, symbole d’un monde sans violence basée sur le genre ».



    ID/te/APA

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