à l'instant

    Tchad-Justice-Humeur-Fin

    Tchad : reprise des activités judiciaires après un mois de grève des magistrats

    APA-N’Djamèna (Tchad) -

    Les juridictions tchadiennes, à l’appel des deux syndicats du secteur de la justice, ont repris ce mardi leurs activités, après une grève d’un mois déclenchée par les magistrats.

    C’est à l’issue d’une assemblée générale tenue la veille, lundi, que le Syndicat des magistrats du Tchad (SMT) et le Syndicat autonome des magistrats tchadiens (SYAMAT) ont annoncé la suspension de la grève, le temps d’accorder au gouvernement un délai jusqu’au 4 décembre prochain pour qu’il puisse satisfaire les doléances qui ont été à l’origine de leur mouvement d’humeur.

    Pendant un mois, aucune audience judiciaire au grand dam de milliers de prisonniers obligés de rester en cellule sans jugement. Selon le président du Syndicat des magistrats du Tchad, le juge Allarakete Sanengar, beaucoup de ses collègues ont été sensibles au sort de leurs concitoyens qui croupissent à la maison d’arrêt et dans les commissariats, en attendant un jugement. ‘’Nous avons, a-t-il dit, regardé le côté social, pour décider de reprendre le travail’’.

    Il a tout de même salué le  déblocage par le gouvernement de trois millions de FCFA pour l’organisation des élections de renouvellement des membres du Conseil supérieur de la magistrature qui, a-t-il révélé, auront lieu d’ici la fin du mois de novembre. Cela permettra, selon les deux syndicats, de redéployer les jeunes magistrats en attente de leur affectation depuis plus d’un an.

    Les magistrats tchadiens ont en outre obtenu le paiement de leurs primes de rendement et il reste, selon leurs syndicats, le paiement de deux mois de primes amputées en 2016.

    Les doléances non encore satisfaites des magistrats portent sur leur participation au processus de réformes institutionnelles. Ainsi, ils souhaitent donner leur avis sur tout ce qui touche à la justice sans oublier que le gouvernement leur alloue des macarons et des documents de voyage.

    La reprise des activités judiciaires doit faire pousser un grand ouf de soulagement aux détenus en attente de jugement ainsi qu’aux demandeurs de casier judiciaire et autres documents relevant de la compétence de la justice.  


    AHD/cat/APA

    Réagir à cet article