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    Un livre sur "le génocide des Laris" interdit d’entrée au Congo

    APA-Brazzaville (Congo) De notre correspondant : Léon Charles Moukouri

    Le gouvernement congolais a interdit l’entrée, la circulation, la distribution et la mise en vente sur tout le territoire national de l’ouvrage intitulé « Le génocide des Laris au Congo », selon les termes de l’arrêté N° 9829 rendu public, lundi à Brazzaville.

    Cet arrêté  a été  dévoilé lors d’un point de presse animé conjointement  par Aimé Ange Wilfrid Bininga, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones et Thierry Moungalla, ministre de la Communication  et porte parole du gouvernement, en présence du ministre de l’Intérieur et de la  Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

    Signé par les ministres Raymond Zéphirin Mboulou et Aimé Ange Wilfrid Bininga, cet arrêté stipule en son article premier que « l’entrée, la circulation, la distribution et la mise en vente de l’ouvrage intitulé +Le génocide des Laris au Congo (publié aux éditions l’Harmattan par Dominique Kounkou) + sont interdites sur l’ensemble du territoire national ».

    Qualifiant cet ouvrage « d’imposture et de tribalisme », le ministre de la Justice a annoncé que « conformément au code de procédure pénale du Congo en son article 24, le ministre de la Justice demande au Procureur général près la Cour suprême pour que des poursuites soient engagé contre Kounkou Dominique et ses complices afin qu’ils viennent répondre devant la justice de leur pays ».

    « Le gouvernement du Congo a également constitué ses conseils pour traduire devant  les juridictions françaises les éditions l’Harmattan pour avoir publié des faits qui remettent en cause les fondements de sa République », a ajouté  Aimé Ange Wilfrid Bininga, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones.

    Selon lui, « le Congo par le passé a connu des crises, il a connu des problèmes internes, mais jamais, jamais à aucun moment de notre histoire que ce soit au plan interne ou international, nous n’avions jamais été à l’origine des soupçons de génocide ».


    LCM/te/APA

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