« D'importants progrès ont été accomplis en Côte d'Ivoire en ce qui  concerne l'éducation de base depuis la mise en œuvre de la politique de  scolarisation obligatoire. Cependant il y a d'importantes disparités  régionales laissant 1,6 million d'enfants de 6 à 16 ans en dehors du  système scolaire. La plupart d'entre eux sont inscrits dans des écoles  communautaires informelles ou dans des structures islamiques d'éducation  non formelles», a déploré Dr Léonard qui s'exprimait en qualité de chef  de file des partenaires techniques et financiers du secteur  éducation-formation de la Côte d'Ivoire à la faveur du lancement de la  revue conjointe  2019 de ce secteur. 

Cette revue est un cadre de  dialogue des acteurs éducatifs  en vue de faire le bilan des activités  du plan sectoriel éducation-formation 2018 en Côte d'Ivoire. Par  ailleurs, la rencontre s'articulera autour de l'analyse du rapport de  performance du plan stratégique 2016-2025. 

Poursuivant, Dr Sophie a  félicité le gouvernement ivoirien pour son engagement en faveur de  l'éducation et la formation, plaidant entre autres pour l'intégration des  enfants de l'enseignement confessionnel islamique dans le système  scolaire formel.

 Réaffirmant l'engagement des partenaires techniques et  financiers à accompagner le gouvernement ivoirien, elle a regretté que «  trop d'élèves dans le pays sont en dessous du seuil de compétence».  «  Depuis le père-fondateur de la Côte d'Ivoire moderne,  le gouvernement  ivoirien a toujours placé l'éducation et la formation au cœur des  priorités nationales », a dit à son tour, Albert Toikeusse Mabri, le  ministre ivoirien de l'enseignement supérieur et de la recherche  scientifique  qui présidait la rencontre. 

A cet effet, il a  rappelé que  le budget alloué au secteur éducation en 2018 en Côte d'Ivoire s'élève à  plus de 1285 milliards FCFA, soit 19% du budget global du pays. M.  Mabri qui avait à ses côtés, sa collègue Kandia Camara de l'éducation  nationale, de l'enseignement technique et de la formation  professionnelle,  a encouragé les uns et les autres à formuler des «  recommandations judicieuses», au terme de ces assises en vue d'élaborer  de façon consensuelle le plan d'actions 2019-2020. 

Cette revue conjointe  2019 du secteur éducation-formation qui devrait durer 72 heures, est  organisée autour du thème: «le dispositif de suivi-évaluation du plan  sectoriel éducation-formation 2016-2025: enjeux, contraintes et défis ».

LB/ls/APA