« Nous ne commentons pas les décisions de justice, le gouvernement  prend acte du verdict qui a été énoncé. Il faut juste rappeler que sur  ce sujet, le Garde des sceaux s’est longuement prononcé, et l’immunité  parlementaire et les actes de flagrant délit sont à dissocier », a  affirmé M. Sidi. 

Selon lui, « c’est ce qui a  été constaté, ici, en la matière ». Répondant à une question d’un  journaliste sur des propos discourtois de certains politiques, le  porte-parole du gouvernement a appelé à la «responsabilité» des  leaders d’opinion pour « garantir la sécurité des différents concitoyens  ».  

Le député ivoirien est jugé, selon le  parquet, dans le cadre d’une flagrance délit,  ce qui l’exempte de son  immunité parlementaire. Il lui est reproché d’avoir diffusé, le 9  janvier 2019, l’information selon laquelle le procureur de la République  avait ordonné l’arrestation d’un député.

Au  cours d’une conférence de presse, le procureur de la République Richard  Adou, avait démenti le post de Alain Lobognon, un proche du président de  l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, annonçant des poursuites contre  lui pour flagrant délit. 

Le Conseil de M.  Alain Lobognon a relevé appel mercredi, selon Me Alain Diarrassouba,  l’un des avocats de la défense du député ivoirien, actuellement détenu à  la Maison de correction d’Abidjan (Maca), la plus grande prison du  pays. 

AP/ls/APA