« Ce vendredi 28 février, nous nous sommes réunis encore pour décider d’un préavis de grève, pour cette fois-ci 72 heures allant du 10 au 12 mars 2020 inclus, c’est-à-dire mardi, mercredi et jeudi prochains », a déclaré face à la presse Johnson Kouassi Zamina, le secrétaire général de la CNEC.  

« Nous pensons que les problèmes n’ont pas évolué et sont restés les mêmes, plus ou moins, parce que la première grève (campus mort) qu’on devait faire pour 48 heures avait pour objectif de résoudre les mauvaises orientations et mauvais traitements des réclamations des bacheliers 2019 », a dit M. Zamina.

En outre, soulignera-t-il, il y a un « refus arbitraire » du président de l’Université  Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan pour la signature des dossiers du CAMES 2020, le problème de rétablissement des salaires de 14 enseignants chercheurs dont les ponctions de salaires et primes de recherche.

La CNEC dénonce également « les sanctions arbitraires des 16 enseignants à l’Ecole normale supérieure, puis les violations des textes législatifs et réglementaires, des libertés syndicales dans les universités, centres de recherche, grandes écoles et instituts ».

Suite à une rencontre avec le ministre de tutelle, et « n’ayant pas de retour, le bureau s’est réuni et a décidé un arrêt de travail de trois jours et sera reconductible si le ministre et le gouvernement n’ont pas réagi», a fait savoir M. Zamina.  

Selon M. N’Guessan Kouamé, qui a animé la conférence avec M. Zamina, a indiqué que les points saillants mis au chapitre des débats sont la signature des dossiers pour le CAMES, les mauvaises orientations des bacheliers et les violations des libertés syndicales.

Le Bureau exécutif de la CNEC avait décrété début février deux jours de « campus mort avec arrêt de toutes les activités académiques et pédagogiques les mercredis 05 et jeudi 6 février 2020 pour protester des « violations de libertés syndicales ».

AP/ls/APA