« Nous avons décidé, en tenant compte des différents médiateurs, le roi Kiffizié puis le conseiller du Premier ministre en charge du Dialogue social, Karamoko Yayoro, qui nous ont demandé de mettre balle à terre, de suspendre pour trois mois le mot d’ordre de grève dès lundi », a dit à APA le porte-parole de la Cosefci, Pacôme Attaby. 

Les membres de la Cosefci restitueront les copies et les notes retenues, a-t-il ajouté, tout en assurant que les adhérents de l’organisation syndicale prendront part aux examens scolaires prévus dans quelques semaines.  

Il a appelé le gouvernement à « abandonner les répressions » vis-à-vis des syndicalistes et déploré la « la suspension de 1.500 soldes », demandant que les salaires suspendus fin mai 2019 pour fait de grève soient rétablis. 

« Nous ne sommes pas contre l’école » comme en témoigne cette décision, a poursuivi le porte-parole de la Cosefci, invitant le gouvernement à être « plus responsable » en garantissant à la Côte d'Ivoire « la démocratie sociale ».

Depuis janvier, les cours sont perturbés dans le système éducatif ivoirien, notamment dans le primaire et le secondaire. Pour ce faire, le ministère de l’Éducation nationale a revu le calendrier scolaire, fixant à deux semestres l’année académique au lieu de trois trimestres.  

La Cosefci avait observé une grève de deux mois, avant de suspendre son mouvement le 23 mars 2019. Et ce, pour revendiquer entre autres, des indemnités de logement, la rémunération de la surveillance des examens et la suppression des emplois d’instituteurs ordinaires et adjoints recrutés avec le BEPC.

Cette nouvelle suspension de la grève de la Cosefci, pour trois mois, intervient après une Assemblée générale extraordinaire le 22 mai 2019,  à l’issue de laquelle la faîtière avait décidé de suspendre son mot d’ordre d’arrêt de travail, mais de poursuivre la rétention des notes.    

AP/ls/APA