Selon M. Adjoumani, « cette filière a anticipé déjà en prenant des dispositions internes ». Et « pour le moment, il n’y a pas de rupture dans la commercialisation du café et du cacao », notamment pour la première campagne, où « plus de 93% » de la production cacaoyère a été déjà vendue. 

Cependant, dira-t-il, la filière a besoin qu' une prévision soit faite afin de pouvoir faire face à tout risque après juin 2020, en vue de soutenir les producteurs qui seront certainement lésés par cette crise, et stabiliser la production. 

Pour la campagne intermédiaire, ouverte depuis le 1er avril 2020, le prix du kg a été maintenu à 825 Fcfa. Selon M. Adjoumani, le maintien de ce prix s’explique par un « effort supplémentaire (du gouvernement) de 200 Fcfa/Kg pour soutenir les producteurs ».

Il a fait observer parce que le prix CAF a fortement baissé avec la chute des cours mondiaux. Le gouvernement, dans ce scénario, devrait tenir compte de cette donne, mais n’a pas imputé cela sur la campagne intermédiaire, a soutenu M. Adjoumani. 

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a enregistré près de 2 millions de tonnes de fèves, lors de la campagne de commercialisation précédente. Le pays envisage de transformer 50% de sa production en 2020.

AP/ls/APA