« Notre ambition pour vous soutenir et vous appuyer,  c'est de faire de l'INP-HB,  un centre régional de formation des étudiants. Nous souhaitons faire de cet institut un pôle inter-africain de formation. Nous voulons que l'ensemble des jeunes de la sous-région bénéficient de cela»,  a annoncé vendredi, à Yamoussoukro (240 kilomètres au Nord d'Abidjan), le Vice-président de la banque mondiale pour l'Afrique,  Makhtar Diop au cours d'une visite à l'INP-HB.

  Selon M. Diop qui dit être « extrêmement fier  et honoré » de visiter cet institut, ''les pays africains n'ont pas réussi tels que les pays asiatiques,  à développer le capital humain dans le secteur de la production des sciences qui permet de développer la productivité de nos économies''.

 C'est pourquoi,  il a conseillé le développement des capacités scientifiques des africains regrettant que seulement 22% des jeunes qui sortent des universités africaines sont formés en sciences,  technologies et mathématiques contre 40% en Chine.

« Sans cette recherche appliquée en mathématique,  il sera très difficile de préparer les générations futures », a-t-il estimé annonçant qu'il  fera le plaidoyer auprès de son institution afin que des bourses  soient octroyées à des jeunes africains pour venir étudier à l'INP-HB au lieu d'aller en occident. « C'est possible et nous allons le faire », a rassuré M. Diop.

 La ministre ivoirienne de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  Ly Ramata Bakayoko,  en retour,  s'est dite heureuse de l'engagement de cette institution financière internationale à accompagner et appuyer l'INP-HB, expliquant que'' nous avons besoin de capital  humain'' pour relever les défis du développement.

« Cette visite traduit la vision de faire de l'INP-HB,  un centre d'excellence de la communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) », a soutenu Mme Bakayoko ajoutant que «c'est également un centre d'excellence de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)».

Avant elle,  le directeur général de l'INP-HB, Koffi N'Guessan, a souligné la nécessité d'une formation de qualité pour atteindre l'ambition de l'émergence de  la Côte d'Ivoire en 2020. « Cet institut est appelé à se métamorphoser, à adapter ses enseignements et programmes de recherche pour proposer des formations respectant les normes internationales et accréditées », a-t-il indiqué annonçant pour ce faire,  la création de nouvelles écoles au sein de son institut '' en fonction des métiers du futurs''.

Le Vice-président de la banque mondiale pour l'Afrique,  Makhtar Diop est en visite officielle de quatre jours en Côte d'Ivoire  depuis mardi. Jeudi, quand il a été reçu au palais présidentiel en audience par le président ivoirien Alassane Ouattara,  M. Diop a annoncé au terme de cet entretien,  un projet de 200 millions de dollars pour appuyer le secteur de l'anacarde (noix de cajou) et un autre projet de 300 millions de dollars pour le secteur du cacao.

Créé en 1996, l'Institut polytechnique Félix Houphouët-Boigny est un consortium de plusieurs grandes écoles dont l'école supérieure d'agronomie,  l'école supérieure de commerce et d'administration des entreprises et l'école supérieure des mines et de géologie. Il a un effectif de 4500 étudiants dont 3000 sur le campus de Yamoussoukro et 1500 dans les filières de l'antenne d'Abidjan.

LB/ls/APA