La première cohorte de femmes «CÊWA» qui signifie «Jeune dame dynamique et  entreprenante» en langue Mahouka (Nord-Ouest ivoirien) est forte de vingt-cinq femmes. Elles ont bénéficié de financement selon leur capacité d’écoulement des produits sur les marchés.

Le choix du secteur du commerce de détails est motivé notamment par sa propension à favoriser l’écoulement des produits de la chaîne de valeur agricole sur le marché domestique, a expliqué la présidente de la Fondation AWI, Mariam Fadiga Fofana.

« Votre responsabilité, en tant que première cohorte, est très grande car il est indéniable que le succès et la pérennisation de l’initiative dépend de votre engagement  constant », a-t-elle lancé à cette première vague de femmes bénéficiaires du projet.

Poursuivant, Mariam Fadiga Fofana, a exhorté les bénéficiaires à une véritable appropriation du programme et assuré que la Fondation ne ménagera aucun effort pour apporter le soutien nécessaire à leur épanouissement dans le cadre de ce projet commun.

En Côte d’Ivoire, les femmes sont présentes dans tous les secteurs productifs de l’économie du pays y compris la chaîne de valeur agricole où elles représentent environ 40 % des emplois du secteur et assurent 60 à 80% de la production alimentaire.

Ce rôle majeur de la femme est contrarié par de nombreux freins caractéristiques des situations d’informalité. Il s’agit entre autres de la non-immatriculation aux registres nationaux des entreprises, du faible accès au financement, du déficit en matière de sécurité sociale, de la faiblesse des compétences managériales et de l’accès au marché.

LS/APA