C'est le leader de cette tendance, Abou Drahamane Sangaré qui l'a annoncé, dans une conférence de presse à la résidence privée de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo.

 « Le FPI exige le report sans conditions des élections locales du 13 octobre 2018, et l'ouverture sans délai des discussions inclusives en vue de la réforme et de la mise en place d'une CEI consensuelle », a-t-il fait remarquer.

Selon Abou Drahamane Sangaré, son parti «rejette toute l'idée d'organisation d'élection en violation de la décision de la Cour africaine des Droits de l'Homme et des Peuples» et met  «en garde le régime Ouattara contre cette énième tentative de porter un coup d’arrêt brutal au légitime espoir des Ivoiriens de voir leur pays renouer enfin avec la normalité démocratique ».

Cette déclaration de M. Sangaré intervient alors que six cent quatre-vingt et quatre (684) dossiers de candidatures ont été retenus par la Commission électorale indépendante (CEI) dans le cadre des élections municipales ivoiriennes dont 389 listes d’indépendants, 104 du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), 176 du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et 12 pour le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti de l’ex-Président Laurent Gbagbo.

Pour l’élection des conseillers régionaux qui se tient le 13 octobre 2018, le même jour que les municipales, 88 dossiers de candidatures ont été retenus et un rejeté sur 89 dossiers au total.

En dépit de la publication des listes retenues ce jour et non le 07 septembre dernier comme initialement prévue, cette publication « n’a aucune incidence sur le calendrier électoral » et la date de la campagne qui sera fixée par décret, a fait savoir la porte-parole de la CEI, Me Victoire Alley. 

HS/ls/APA