«Les éléments évoqués sont de l’ordre de la gestion des parents d’élèves  qui adressent des éléments de frais», a précisé au terme du Conseil des ministres le Porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré,  également ministre de la communication et des médias.

Pour lui, «il faut savoir raison garder, les différents mouvements ne relèvent pas de la responsabilité du gouvernement ». Comme solutions à ces mouvements qui troublent la période de la rentrée scolaire,  M. Touré estime qu’il faut un dialogue entre les syndicats d’élèves, notamment la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI)  et les parents d’élèves.

« Il est question de faire asseoir tous les différents acteurs pour  que la raison soit entendue dans ce dossier   pour que les débordements ne fassent pas jour. C’est un débat, une négociation qui doit avoir lieu entre les syndicats et les parents qui sont gestionnaires  des différents établissements scolaires concernés » , a insisté le porte-parole du gouvernement.

Toutefois, Sidi Tiémoko Touré a fait savoir que la FESCI ne doit pas agir dans l’espace  scolaire. « Le syndicat ne doit agir que dans la sphère de l’enseignement supérieur …C’est un problème en terme de son champ d’action », a-t-il conclu.

Une manifestation de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) contre les frais annexes à l’inscription physique des élèves dans les lycées et collèges publics a été dispersée, mardi , au lendemain de la rentrée scolaire 2018-2018 à Abidjan, par la police à coups de gaz lacrymogène.

A Bouaké (2ème ville du pays)  également , la rentrée a été perturbée par des mouvements  suite  à un mot d’ordre de boycott lancé par le Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI, principal syndicat d’étudiants du Nord du pays), qui dénonce des frais annexes « injustifiés » liés à l’inscription physique dans le secondaire général public.

SY/ls/APA