« Cette année, plus de 100.000 bacheliers souhaitent accéder aux universités et grandes écoles, ce qui est un chiffre important », a dit le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, dans un discours devant des experts du secteur éducatif venus de différents pays. 

Au cours d’un panel, le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  Mabri Toikeusse, a relevé que « 6 millions d’Ivoiriens sont actuellement à l’école, ce qui représente un peu plus de 26% » de la population estimée à 24 millions d’habitants. 


« L’accès à l’enseignement supérieur est notre premier défi compte tenu de l’insuffisance de nos capacités d’accueil », a dit M. Mabri, ajoutant « nous avons sept universités publiques dont six universités physiques et une université virtuelle qui est en place depuis deux ans ».


Le pays compte 29 universités privées, une grande école publique (Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro), plusieurs établissements de bons niveaux dans la formation professionnelle et 196 grandes écoles privées qui reçoivent pour 55% des effectifs, a-t-il poursuivi.


Les universités publiques enregistrent un manque de locaux. Ainsi, l’Etat ivoirien a-t-il élaboré un programme de décentralisation des universités avec « la création d’un projet numérique pour l’éducation ». Dans cet élan plusieurs universités publiques devraient être construites à travers le pays.

Concernant l’équité, l’on dénombre pour la période 2017-2018, un taux de 40,72% de filles sur l’ensemble des étudiants inscrits dans les universités et grandes écoles publiques, avec une « très faible représentation dans les filières scientifiques (26,69%)».

Il est par ailleurs observé « un faible nombre de bacheliers scientifiques pour le BAC 2018 avec 68% d’inscrits dans les filières de lettres, sciences humaines et sociales, 30% dans les filières des sciences de la santé et des sciences naturelles ».

Seulement 2% d’inscrits sont enregistrés pour les filières scientifiques et techniques, indiquent les données statistiques sur la cartographie des bacheliers qui désirent intégrer les filières dans l’enseignement supérieur.  

Pour rendre compétitif le secteur de l’enseignement supérieur, l’Etat ivoirien a mis sur pied un plan stratégique sur la période 2016-2025 qui a permis en 2016 la création d’une direction générale de la qualité et le recrutement de 410 enseignants en 2017-2018. 

Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Albert Mabri Toikeusse, a évoqué l’intégration de « contrats de performance », ce qui devrait permettre de relever davantage le niveau de l’éducation et de la formation.  

AP/ls/APA