Selon M. Sangaré qui a animé, mercredi, un point-presse au domicile  privé de l'ex-Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo,  « le double langage du  président Alassane Ouattara sur la réforme de la CEI, ne donne pas  d'autre choix au FPI que de se tenir éloigné des élections locales du 13  octobre 2018, élections dont il a été délibérément exclu par le Chef de  l'Etat, et qu'il considère dores et déjà comme illégales et illégitimes  » . 

En conséquence, le parti de Gbagbo  «  demande à tous ses militants et sympathisants partout sur l'ensemble du  territoire, à tous les démocrates et à l'ensemble des Ivoiriens, de s'  abstenir de prendre part à ces élections-piège dont le FPI ne  reconnaîtra pas les résultats» a déclaré M. Sangaré. 

Poursuivant,  il a fait remarquer que  « le FPI ne cautionne ni candidat ni parti ou  groupement politique pour ces élections locales, cette énième forfaiture  de M. Alassane Ouattara ».

Car, a-t-il  expliqué , une quelconque participation du FPI à ce scrutin  «  conforterait M. Ouattara dont l'objectif est de faire croire à l'opinion  internationale et particulièrement à la Cour Africaine des Droits de  l'Homme et des Peuples que les Ivoiriens n'ont rien à reprocher à la CEI  actuelle et qu'ils peuvent s'en accommoder ». 

Selon  lui, sur la question de la réforme de la CEI et de l'exigence  d'élections transparentes, démocratiques et inclusives, le FPI observe  un devoir et une démarche de cohérence dans le combat qu'il mène depuis  2011.

 « A la vérité, M. Alassane Ouattara  cherche la caution des Ivoiriens pour ne rien céder par la suite sur la  réforme de la CEI (ndlr:Commission électorale indépendante)», a dénoncé  Abou Drahamane Sangaré. 

 « Le FPI appelle donc  les Ivoiriens à la vigilance, car le pouvoir Ouattara est dans un jeu  solitaire consistant à endormir les populations par de vagues promesses,  afin de parvenir aux échéances de 2020 en évitant de réformer le  système actuel d'organisation des élections, un système taillé à sa  mesure. Le FPI n'acceptera jamais une démarche solitaire du pouvoir RDR  qui consisterait à imposer un schéma non consensuel d'une réforme de la  CEI », a conclu M. Sangaré. 

HS/ls/APA