Par Amadou Lamine Sall, Poète, Lauréat des Grands Prix de l'Académie française
Nous avons appris la mort du Président Lansana Conté. Certains s'en réjouissent et dansent, d'autres s'en moquent, d'autres s'inquiètent et ils ont raison, car la dépouille de l'ancien Président n'a
même pas eu le temps de se refroidir, que les radios du monde annoncent un coup d'Etat militaire et la voix des putschistes qui étalent leurs piètres griefs pour justifier déjà leur coup de force. Pourquoi ne l'avoir pas fait plutôt du vivant de leur collègue, le soldat Conté ? Une triste répétition
de l'histoire pour la pauvre République de Guinée si le coup de force se
confirmait. Faut-il encore laisser faire les militaires pour deux
générations à venir ? ...........
Aminata D Traore, Ancienne ministre, Essayiste : Animatrice du Forum pour un Autre Mali (FORAM)
"Il n'est pas certain que l'extrême personnalisation du conflit et la diabolisation de l'un des principaux protagonistes - Robert Mugabé en l'occurrence – ait aidé en quoi que ce soit à clarifier les enjeux de la lutte sociale et politique en cours au Zimbabwe".
Achille Mbembe (Zimbabwe : le cynisme des nations)
Texte intégral du discours de SM le Roi Mohammed VI du Maroc, à l'occasion du 33ème anniversaire de la Marche Verte
''""Louange à Dieu,.
Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons,.
Cher peuple,.''
En commémorant aujourd'hui le 33ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, nous célébrons non seulement une épopée du Trône et du peuple, qui a été couronnée par le recouvrement de son Sahara par le Maroc, mais aussi un évènement considérable qui a marqué un tournant dans l'histoire contemporaine de notre pays, quand on songe à la nouvelle dynamique qu'il a imprimée au processus démocratique et à l'unanimité sans faille qu'il a suscitée autour des constantes nationales.
le mercredi, 05 novembre 2008, 07:47 - Commentaires
Par Sidy Gaye, Journaliste
S’il est des nuits, des jours, qui marquent l’histoire universelle, celle du mardi 4 au mercredi 5 novembre 2008 en est assurément. Tout le monde s’en doutait. Peu, bien peu osaient y croire… De sitôt !
L’avènement à la Maison Blanche, d’un Noir, persuadé et reconnu citoyen à part entière, n’aurait pu assurément manquer dans la grande fresque historique de ce peuple d’Amérique, à la fois condensé et symbole de ce qu’il a eu de pire, mais aussi, de mieux, dans l’aventure des Créatures humaines.
Qu’il devienne cette semaine le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis ou bien le premier candidat noir désigné par un grand parti politique aux Etats-Unis, le jeune sénateur de l’Illinois, Barack Obama, est assurément entré par la grande porte dans l’histoire politique des Etats-Unis, en remportant plusieurs batailles, contre lui-même, et contre divers segments de la société américaine.
Par Amadou Lamine SALL Poète, lauréat des Grands Prix de l'Académie Française
Notre belle République de Mauritanie vient de rendre à l'Afrique un bien triste service : celui de lui rappeler que l'ère des colonels et des généraux est un printemps bien têtu ! Je mets à dessein « colonels et généraux » en minuscules. La majuscule serait de trop, en plus qu'elle serait injuste et inappropriée pour des gradés ivres de leurs seules ambitions. Ils sont les meubles dorés du pouvoir. On ne les déplace pas. A défaut, ce sont eux qui choisissent leur place. La démocratie a bien mal !
par Obiageli Katryn Ezekwesili vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique
Cette année, deux événements — la quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD-IV) tenue récemment et le Sommet du Groupe des Huit prévue en juillet — offrent au Japon l'occasion exceptionnelle de manifester son partenariat fructueux avec le continent africain et de jouer le rôle de chef de file en matière d'aide au développement durable.
NOUS, Chefs d'État et de gouvernement, Ministres et Représentants de 180 pays et de la
Communauté européenne, nous sommes réunis à Rome à cette Conférence de haut niveau,
organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, de
concert avec le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, le Fonds international
de développement agricole et Bioversity International au nom du système du GCRAI, pour
chercher des moyens de parvenir à la sécurité alimentaire mondiale et dans ce contexte,
relever les défis de la hausse des prix des produits alimentaires, du changement climatique
et des bioénergies.
Par Ousmane Tanor DIENG
Secrétaire général du Parti Socialiste du Sénégal
Président du Comité Afrique de l'Internationale Socialiste
A l'origine de cette réflexion, une légitime appréhension fondée sur le constat d'une régression inquiétante de la démocratie en Afrique : un peu partout sur le continent, l'arbitraire, l'unilatéralisme et l'autoritarisme gagnent du terrain alors que les principes démocratiques vacillent ou reculent.
Nous, les chefs d'Etat et de gouvernement de la République Démocratique d'Algérie, Burkina Faso, la République Démocratique du Congo, la République Arabe d'Egypte, la République Fédérale Démocratique d'Ethiopie, la République du Ghana, la République du Kenya, la Grande Jumahiriya Arabe Libyenne Socialiste et Populaire, la République Fédérale du Nigeria, la République du Sénégal, la République d'Afrique du Sud, la République Unie de Tanzanie, la République de l'Ouganda et la République de Zambie représentant les communautés économiques régionales de l'Afrique, les membres fondateurs du NEPAD, le président du NEPAD et le président du Comité d'application du NEPAD, avec le Premier Ministre de la République de l'Inde et le président de la Commission de l'Union Africaine, nous sommes rencontrés aujourd'hui à New Delhi, en Inde, pour initier un processus de délibération et de discussion en vue de redéfinir et de stimuler les partenariats vieux de plusieurs décennies et les liens de civilisation entre le continent africain et l'Inde.
L'intervention militaire qui a chassé du pouvoir, le mardi 25 mars, le colonel Mohamed Bacar, chef autoproclamé de l'Ile d'Anjouan au terme du scrutin contesté du 10 juin dernier, constitue une première dans les relations entre l'Union africaine et ses Etats membres.
En désignant Me Abdoulaye Wade à la présidence en exercice de leur organisation, pour les trois prochaines années, quasiment jusqu'à la fin de son second mandat électif, les 57 pays membres de l'Organisation de la Conférence Islamique viennent de lui confier des responsabilités que l'Union africaine tarde, à ce jour, à lui attribuer depuis son arrivée au pouvoir.
Les autorités sénégalaises et leurs plus proches amis de la Ummah se sont mobilisés pour faire du XIe sommet de l'Organisation de la conférence islamique qui s'ouvre jeudi à Dakar, «l'occasion historique de réformer l'OCI», la seconde organisation multilatérale après le système des Nations Unies.
« Les progrès réalisés au cours des six derniers mois dans la promotion d'une paix et d'une réconciliation durables en Somalie demeurent extrêmement limités », selon le président de la commission de l'union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré.
Des progrès appréciables ont été réalisés dans la mise en œuvre de l'Accord politique de Ouagadougou en Côte d'Ivoire, souligne un rapport du président de la Commission de l'Union africaine (UA) sur la situation dans ce pays, présenté lors de la 104 éme réunion du Conseil de paix et de sécurité tenu le 19 décembre dernier à Addis Abeba (Ethiopie).
Jacob Zuma, un populiste de gauche vient de remporter son duel à la tête du Congrès National Africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud et se place dans la perspective des élections présidentielles prévues en 2009.
Le Sommet réunissant, à Lisbonne, l'Union européenne et l'Afrique, nous a offert une
occasion unique de nous pencher ensemble sur les défis qui se posent actuellement à nos deux
continents et ce, l'année où nous célébrons le cinquantenaire de l'intégration européenne et le
cinquantenaire du début de l'indépendance africaine.
Plusieurs mouvements rebelles dont les plus actifs sont les quatre rebellions armées opérant à l'Est et au Sud du pays, tentent depuis quelques années de renverser le régime du président tchadien Idriss Déby Itno.
Par José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne
Avec presque quatre ans de retard sur la date initialement prévue, le deuxième Sommet entre l'Union européenne et l'Afrique qui aura lieu le 8 et 9 décembre à Lisbonne doit marquer un tournant décisif dans les relations entre nos deux continents. Il est temps que nos relations dépassent le schéma anachronique et appauvrissant "donateur-bénéficiaire" pour passer à une relation adulte, responsable, entre des partenaires qui se respectent et qui font du dialogue politique la base d'un partenariat efficace et concret pour avancer vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement.