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    Sénégal-Afrique-Pêche

    Greenpeace pour la mise en place d’un organisme de gestion efficace des pêches en Afrique de l’Ouest

    APA-Dakar (Sénégal)-

    L’ONG de protection de l'environnement Greenpeace suggère la création en Afrique de l’Ouest d’un organisme efficace de gestion des pêches qui, selon elle, doit mettre définitivement un terme, à la surpêche, indique un communiqué parvenu mercredi à APA.

    «La situation hors de contrôle dans les eaux ouest africaines est alarmante et confirme encore le besoin urgent de prise décisions. D'après nos observations, la surcapacité de pêche demeure un des principaux problèmes, et il y a un manque important d’information sur les stocks de poissons disponibles. La seule voie pour arrêter cette exploitation effrénée est d’amener les gouvernements à prendre leur responsabilité et à coopérer autour d’une gestion durable de leurs ressources», explique le texte.

    Il précise que cette recommandation a été faite, lundi à Nouakchott (Mauritanie), lors de présentation des résultats de dix jours de recherche le long des côtes ouest africaines, aux ministres mauritaniens de la Pêche et de l'Économie Maritime; de l’Environnement et du Développement Durable et de l’Equipement et des Transports.



    L’Ong souligne que le gaspillage ou les pratiques illégales ne sont hélas pas rares dans les eaux ouest africaines, où les deux tiers des stocks de poissons sont partagés entre deux ou plusieurs pays.

    «Afin de s'attaquer au problème commun et croissant qu’est la surpêche, les états côtiers doivent agir conjointement et de manière urgente pour la mise en place d’un organisme régional des pêches, doté d’un mandat de gestion clair allant au-delà d’un simple rôle de conseil», suggère-t-elle.



    Elle estime que les gouvernements doivent se mettre d’accord sur des règles contraignantes, incluant une allocation des accès aux stocks de poissons qui soit équitable et durable et qui tient compte des intérêts des communautés locales et de la protection de l’environnement.

    Ils doivent aussi s’assurer que ces règles sont suivies et réaliser qu’ils ne doivent pas seulement coopérer parce qu’ils ont des espaces maritimes communs mais qu’ils y sont soumis par les conventions régionales et internationales. «C’est la seule façon de s’assurer que les ressources en poissons sont capturées de manière durable et sans impact négatif sur l’environnement», conclut Greenpeace.


    TE/APA

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