Côte d’Ivoire-Politique

Guillaume Soro se dit «démocrate» et «non marxiste»

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

L’ex-chef de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro, se dit lors d’une conférence de presse à Abidjan vendredi, «démocrate» et «non marxiste» comme l’a présenté le chef de l’État Alassane Ouattara dans une interview à Radio France internationale (RFI).

« On m’a présenté comme marxiste, je ne suis pas marxiste (…) je suis un démocrate », a déclaré Guillaume Soro, qui a signé ce jour l’acte fondateur d’un Comité politique (CP) en vue de « sa participation au débat et à la vie publique » ivoirienne.

 Le Comité politique, dira-t-il, « n’est pas marxiste (et) ce n’est pas un parti politique ». Il est notamment un droit constitutionnel visant à «participer à l’expression démocratique» et «au débat politique» en Côte d'Ivoire.   

« Dans un passé récent,  j’ai été vice-président du Rassemblement des républicains (RDR, pouvoir), je ne sais pas si au RDR il y avait des marxistes.  Il ne faut pas confondre les alliances conjoncturelles et les postures idéologiques des uns et des autres », a fait observer M. Soro. 

L’ex-chef du Parlement, Guillaume Soro, est président d’honneur du Rassemblement pour la Côte d'Ivoire (RACI), un mouvement qui devrait bientôt se transformer en un parti politique. Il a fait savoir à la presse qu'il n’a « pas d’éléments sur quelques intentions du pouvoir ». 

Ses ambitions, poursuivra-t-il, « c’est la promotion de la démocratie,  la consolidation de l’Etat de droit et l’affermissement des valeurs républicaines ». Il a en outre indiqué que « le Comité politique est né dans le groupe parlementaire en voie de création dénommé le Rassemblement ».    

 Se prononçant sur une éventuelle rencontre avec l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, actuellement en Belgique après sa libération conditionnelle par la Cour pénale internationale (CPI), il a laissé entendre que cela serait possible « si l’ex-président Gbagbo le désire ».

« J’en ai déjà fait l’appel, je le rencontrerai. C’est un homme politique ivoirien, il a été président de la Côte d'Ivoire, j’ai été son Premier ministre,  donc c’est sans hésitation que je le rencontrerai s’il le désire lui aussi », a affirmé Guillaume Soro. 

Interrogé sur la poursuite de ses études aux États-Unis comme annoncé par M. Ouattara, il a répondu qu'il devrait « effectivement » se rendre aux États-Unis, mais il ne l’a pas fait, avant d’ajouter : «  je n’ai jamais déclaré que je suis inscrit à Havard, j’ai dit à la presse que je cherche un stage ».

« Si vous allez sur Havard business school on line, certainement que vous verrez ma photo », a -t-il relevé. M. Soro s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse à son domicile à Marcory, dans le Sud d’Abidjan, une semaine après sa démission de la présidence du Parlement. 

AP/ls/APA

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