à l'instant

    Tchad-Presse-Liberté

    Tchad : Deux journalistes tchadiens traqués par l’Agence nationale de sécurité

    APA-Ndjamena (Tchad)

    Deux journalistes tchadiens, Malachie Baïnagra du journal ‘’Mutations et Eric Kokinagué de ‘’Tribune Info’’, vivent en cachette depuis samedi traqués qu’ils sont par l’Agence nationale de sécurité, a appris APA ce lundi.

    Officiellement rien ne leur est reproché et aucune plainte n’a été déposée contre eux mais dans les dernières parutions de leurs organes ils ont fait état d’arrestations arbitraires que se livrent les agents de l’ANS.

    Dans une déclaration, le président de l’Union des journalistes tchadiens (UJT) Berngar Larmé Laguerre, s’inquiète de cette traque et appelle toute personne se sentant diffamée de s’adresser aux instances concernées par le délit de presse, notamment le Haut conseil de la communication (HCC).

    «Nous sommes au regret, au niveau de l’UJT, de suivre cette affaire depuis le début de la semaine. Le Tchad est un Etat de droit et que la liberté de presse et la liberté d’expression sont un acquis», indique Berngar Larmé Laguerre faisant remarquer que même s’il y a des reproches à faire à ces organes de presse, l’on devrait se plaindre auprès des institutions compétentes en la matière où des lois sur la presse pourraient être appliquées en cas de délit.

    « On ne peut pas comprendre que l’Agence nationale de sécurité traque des journalistes qui ne font que leur métier. C’est une entrave grave à la liberté de la presse. Nous n’avons pas compris et nous ne comprenons pas jusqu’aujourd’hui. Le domicile du directeur de publication de Tribune Info a été fouillé. On ne sait pas ce qui lui est reproché, aucune plainte n’est déposée contre lui», martèle le président de l’UJT qui qualifie l’attitude de l’ANS d’anormale et d’acte regrettable pour un pays qui se dit un Etat de droit.

    Berngar Larmé Laguerre appelle toute personne qui se sent  lésée par un organe de presse d’utiliser les voies de recours ordinaires, notamment le HCC ou saisir la justice précisant au passage que les journalistes ne sont pas au-dessus de la loi.

    Pendant que les deux directeurs de publication vivent en cachette, un collaborateur du journal Le Visionnaire et militant du parti FAR de l’opposant Ngarledjy Yorongar, a été arrêté dimanche à la sortie de l’église.

    AHD/od/APA

    Réagir à cet article