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«Affaires», politique, économie et foot en couverture des journaux camerounais

APA-Yaoundé (Cameroun) De notre correspondant : Félix Cyriaque Ebolé Bola –

Les petits scandales du landernau politique s’affichent en couverture des journaux camerounais parus jeudi, avec juste à côté les inquiétudes liées à l’incendie de l’unité de raffinage du pétrole ainsi que la participation de la sélection, tenante du titre, à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football «Égypte 2019».

Qu’arrive-t-il à l’Assemblée nationale du Cameroun? La question fait l’objet d’un appel en couverture du quotidien à capitaux privés The Guardian Post à propos de la suspension temporaire, la veille, du «tout-puissant» secrétaire général de la Chambre basse, Désiré Geoffroy Mbock.

L’homme, indique la publication de langue anglaise, se donnait pour mission de traquer la circulation de l’argent sale ainsi que les recrutements frauduleux a finalement été écarté par son patron, Cavaye Yeguie Djibril.

C’est justement le titulaire du perchoir qui trône en couverture de Mutations qui, sous le titre «Assemblée nationale : Cavayeland», rappelle les différends entre celui qui occupe sans discontinuer le perchoir depuis 1992 et ses secrétaires généraux successifs et dont la dernière victime, accusée de non-respect de la hiérarchie et connue pour être un manager rigoureux, a eu le tort d’aller farfouiller dans les faux diplômes des personnels proches de la hiérarchie.

Plus encore, complète la publication mais aussi son confrère The Post, M. Mbock, dans le cadre d’une contre-expertise, avait découvert des incohérences s’agissant des frais d’assurance, suite au grave incendie survenu en mi-novembre 2017 à l’Assemblée nationale.

D’autres citoyens qui passent actuellement de mauvais moments, ce sont les populations du Nord-Ouest, une région en proie à la guerre sécessionniste anglophone qui, selon la deuxième publication citée, crient leur ras le bol des violentes aux autorités, exigeant également, avant le dialogue inclusif promis par le pouvoir, la reconstruction de leur habitat, la reconstitution de leurs réserves de vivres ainsi que des matelas afin de retrouver un semblant de vie normale.

En dehors du conflit sécessionniste, renchérit Le Quotidien de l’Économie, se fondant sur un rapport gouvernemental, les crises sécuritaires contre la secte islamiste Boko Haram, dans l’Extrême-Nord et celle des zones anglophones, ont coûté 32 milliards FCFA supplémentaires à l’État en 2018.

L’armée, également, paye le lourd tribut de cette instabilité, écrit Baromètre Communautaire, rappelant que ce corps, par ailleurs désormais dévolu aux tâches de développement socioéconomique, ne cesse de perdre des hommes à l’instar des 17 morts enregistrés récemment à Darak après un assaut jihadiste.

La preuve que le sacrifice suprême des soldats est reconnu, complète L’Anecdote, c’est que le président Paul Biya a, justement, décrété une journée de deuil national pour ce vendredi, en mémoire des hommes tombés sur le champ de bataille.

Et s’il y en a d’autres de qui les Camerounais attendent des sacrifices en terme d’effort, c’est bien des «Lions indomptables» du football qui quittent le pays dans la soirée pour l’Égypte, où ils auront à défense leur titre en Coupe d’Afrique des nations (CAN) et que Aurore Plus invite à la vigilance, car des équipes de seconde zone leur ont toujours donné du fil à retordre, «comme ce fut le cas il y a quelques années face au Cap-Vert».

Le Cameroun sera l’équipe à abattre, confirme Mutations : battus par les Lions indomptables au Gabon en 2017, le Ghana et la Guinée-Bissau ont à cœur de prendre leur revanche dans la poule F, complétée par le Bénin.

Le champion d’Afrique a pour principale ambition la reconquête du titre remporté il y a deux ans et, bien que jugée moins douée que la précédente, la génération actuelle repose sur une brochette de joueurs talentueux ayant fait leurs preuves dans différentes arènes internationales, ose le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune.

Parmi les autres favoris de la compétition, énonce Aurore Plus, il y a le Sénégal avec son attaquant fétiche Sadio Mané, le Maroc conduit par le «sorcier blanc» Hervé Renard, l’Algérie menée par Riyad Mahrez et Yacine Brahimi, la Côte-d’Ivoire de Nicolas Pépé ou encore le Ghana, qui devra compter une fois de plus sur les frères Ayew et sur Asamoah Gyan.

«Nous avons travaillé à mettre sur pied un groupe complet et compétitif. Notre état d’esprit est bon, nous sommes concentrés», rassure, dans les colonnes de Défis Actuels, le coach Clarence Seedorf.


FCEB/cat/APA

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