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    Mauritanie-Esclavage-Justice

    La cour de répression de l’esclavage examine trois plaintes à Nouakchott

    APA-Nouakchott (Mauritanie)

    La cour de répression de l’esclavage de Nouakchott a ouvert, lundi, sa première audience depuis sa création avec l’examen de trois plaintes relatives à des pratiques esclavagistes, a constaté.

    Aucune date n’a été fixée pour rendre le verdict dans les cas exposés.

    Le gouvernement mauritanien avait annoncé, il y a deux ans, la création de trois cours spécifiques pour le jugement des plaintes à caractère esclavagiste.

    Ces cours se trouvent à Nouakchott, Nouadhibou et Nema (extrême Est) et couvrent chacune une partie du territoire mauritanien.

    Celle de Nouadhibou a délibéré fin mars dernier des peines allant de 10 à 20 ans de prison et des amendes financières de à 25.000 à 500.000 ouguiyas MRU contre deux femmes reconnues coupables d’esclavage.

    Pour Nouakchott, l’esclavage n’existe pas dans le pays, même si ses séquelles perdurent encore, ce que rejettent les organisations de droits de l’Homme.

    Amnesty International a récemment publié un rapport dans lequel elle estime que la Mauritanie compte aujourd’hui quelque 43.000 esclaves.

    Officiellement aboli dans ce pays depuis 1980, l’esclavage a été incriminé et réprimé par la loi en 2007 avant d’être classé « crime contre l'humanité » et qualifié « d’imprescriptible » par une nouvelle loi en août 2015.




    MOO/te/APA

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