Sénégal-Presse-Revue

Le rapport de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2019 à la Une des quotidiens sénégalais

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent essentiellement de la publication, hier, par le Forum Civil, du rapport de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2019 dans lequel, le Sénégal peine à sortir de la zone rouge.

« Le Sénégal toujours dans la zone rouge » ; « Le Sénégal dans le rouge » ; « Le Sénégal, un pays encore très corrompu ! » ; « Corruption endémique » ; « Le Sénégal reste dans le rouge », titrent tour à tour L’AS, Tribune, Dakar Times, EnQuête et Le Quotidien.

« Le Sénégal s’englue dans la zone rouge », note le premier journal, soulignant que « depuis trois ans, le Sénégal peine à sortir de la zone rouge de la corruption. Avec un score de 45 sur 100 et classé 66ème sur les 180 pays dans l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), notre pays n’avance pas ».

Tribune soutenant que « L’Etat (est la) première niche de corruption », signale que « depuis 2016, le Sénégal est en stagnation. La faute essentiellement à une volonté politique défaillante ».

Selon Dakar Times, « Protection de personnalités haut placées, mal-gouvernance, impunité ou encore manque d’indépendance de la Justice » sont entre autres les « maux » diagnostiqués par le Forum Civil dans la gestion des affaires publiques, d’où la note de 45/100 attribuée au Sénégal.

Au-delà de ces « maux » mentionnés par Dakar Times, EnQuête croit savoir que les « affaires Petro-tim, Bictogo et Prodac (sont les) dossiers qui plombent le Sénégal ». « Le Forum Civil demande la poursuite de la traque des 25 personnalités figurant sur la liste du Procureur Alioune Ndao », ajoute le journal.

« Pour 2019, aucun avancement n’a été noté dans la lutte contre la corruption au Sénégal », écrivent nos confrères du journal Le Quotidien, précisant que le pays « conserve le même score, 45/100, quatre années de suite ».

Pour L’Observateur qui se demande « Pourquoi le Sénégal stagne dans la zone rouge de corruption », cet état de fait est dû « à un réel affaiblissement de la volonté politique de lutter contre ce phénomène ».

Sur un tout autre sujet, WalfQuotidien revient sur ce qu’il qualifie de « Rébellion à l’APR (Alliance Pour la République, au pouvoir) » et informe que l’ancien directeur de Cabinet du président Macky Sall, Moustapha Diakhaté, récemment exclu de sa famille politique, a « dévoilé son plan de guérilla ».

« C’est un tableau apocalyptique que Moustapha Diakhaté a fait de la gestion de l’APR par Macky Sall. Aussi, il propose de remettre à plat le parti, faire le chemin inverse pour mettre fin aux querelles de personnes, de luttes des places sans merci sur fond d’ambiguïté idéologique, de déliquescence des structures, organisations et instances de direction à tous les niveaux », rapportent nos confrères.

Le Soleil consacre sa parution du jour aux « directives de Macky Sall » pour la mise en œuvre des budgets-programmes et informe que le chef de l’Etat « veut plus de contrôle et d’évaluation ».

ARD/te/APA

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