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    Sierra Leone : L’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise

    APA - Freetown (Sierra Léone)

    Plus de 92 heures après la tragédie qui a secoué la Sierra Leone, avec un bilan macabre actuel de 400 morts, l’espoir de retrouver d’autres survivants parmi les 600 personnes portées disparues s’amenuise de plus en plus.

    Les habitants de Freetown - capitale surpeuplée de quelque 1,2 million de personnes - ont été surpris dans leur sommeil dans la nuit de dimanche à lundi quand, après trois jours de pluies torrentielles, des torrents de boue ont envahi les rues et que des pans de collines se sont effondrés sur les habitations.

    Les images des secouristes  qui continuent de creuser pour retrouver des corps encore piégés sous la boue glissante et rouge ont fini de faire le tour du monde.

    La police et l’armée, aidées par des bénévoles sans moyens, poursuivent leurs recherches sur les lieux du sinistre, par espoir de retrouver des survivants.

    Les autorités craignent qu’elles soient coincées sous les débris et la boue à Regent, une banlieue de Freetown où le désastre a eu lieu. D’ailleurs plus de 3000 personnes de cette localité ont perdu leurs maisons, emportées par les eaux.

    Le Président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, dépassé par les événements, a lancé un appel à l’aide internationale pour faire face à la situation d’urgence.

    « Des communautés entières ont disparu, nous sommes débordés », a-t-il soutenu face aux journalistes.

    L'appel à l'aide de la communauté internationale est d'autant plus urgent que les autorités de Freetown et les agences humanitaires onusiennes vont devoir éviter la propagation de maladies qu'entraînent habituellement les inondations, comme la dysenterie et le choléra.

    A ce jour, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) a dénombré plus de 400 morts.

    « 600 personnes sont toujours portées disparues », a déclaré vendredi le secrétaire général de la FICR, El Hadj As Sy, lors d'une conférence de presse à Genève, rapportée par le site d’informations de l’ONU.

    Pour répondre à cette situation, la FICR a lancé un appel de fonds de 4,6 millions de francs suisses pour venir en aide à plus de 4.600 personnes dans le besoin en Sierra Leone.

    « Il va falloir combiner les efforts de tout le monde pour répondre à la crise née de cette catastrophe », a fait remarquer M. Sy.

    Le gouvernement sierra-léonais a décrété un deuil national de 7 jours en hommage aux victimes de la coulée de boue survenue lundi soir dans le pays et qui se sont soldées par des centaines de morts.

    Le gouvernement sierra léonais, a, dans un communiqué, déclaré que du 16 au 22 août, les drapeaux seront en berne à travers le pays.

    L’émotion était à son comble hier, jeudi, au deuxième jour des cérémonies funéraires organisées en Sierra Leone pour les plus de 400 victimes des coulées de boue

    Le président Ernest Bai Koroma, visiblement très ému était présent à l’enterrement collectif  dans la ville de Waterloo, à 30 km de la capitale, Freetown, au cours duquel, des prières interreligieuses spéciales pour les victimes ont été dites.

    Les Sierra-Léonais sont habitués aux catastrophes nationales, à l’image de la guerre civile de onze ans et de l’épidémie de fièvre Ebola qui a duré plus de deux ans. Deux drames ayant engendré un lot de morts et de déchirements.

    KC/as/fss/cat/of/APA

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