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Togo : le gouvernement se penche sur la régulation des réseaux sociaux

APA-Lomé (Togo) -

Le conseil des ministres togolais réuni mercredi à Lomé a suivi une communication relative à la régulation des réseaux sociaux et à l’identification de mesures allant dans ce sens, a appris APA de source officielle.

« La prolifération des discours de haine et des fausses informations sur internet et plus spécifiquement sur les réseaux sociaux constitue aujourd’hui  une préoccupation mondiale et une menace sérieuse, tant pour la stabilité des Etats que pour la cohésion et la paix sociale », souligne dans le compte-rendu de la rencontre présidée par le président Faure Gnassingbé.

Ce constat, ajoute la même source, « pose inévitablement la question de la pertinence et de l’efficacité des dispositifs préventifs et répressifs mis en place par les pouvoirs publics. Il faut, à ce titre, rappeler que les textes de droit commun sont applicables à la matière numérique ».

Selon le gouvernement, les dispositions prévues au plan civil et en cas d’infractions pénales de droit commun « telles que l’injure, la diffamation, ou encore l’incitation à la haine », ne sont pas « suffisantes », ni ne permettent « de réguler efficacement et rapidement l’intégralité du contenu en circulation».

Pour une bonne régulation, le communiqué du Conseil des ministres fait état de futures mesures portant notamment sur la  formation à la culture numérique par la mise en place de politiques d’éducation et de prévention et la  facilitation de la collecte du contenu illicite par la création de procédures de signalement.

Sont également prévues d’autres mesures comme l’encouragement de l’autorégulation par le développement d’une relation de confiance avec les entreprises de technologie de l’information et le renforcement du volet répressif par l’adoption de nouveaux textes législatifs.

Le Togo connait, depuis août 2017, une crise politique dont les soubresauts occupent une place prépondérante dans les contenus des médias sociaux.

D’ailleurs, le gouvernement n’avait pas hésité, entre septembre et octobre 2017, à couper les réseaux sociaux, puis internet à la veille de chaque manifestation de l’opposition, souvent violemment réprimée par les forces de l’ordre.


NML/cat/APA

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