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    Bassam: recours du Pdci en vue de la reprise du scrutin pour 6 577 inscrits privés de vote

    APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Les avocats du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), ex-allié au pouvoir, ont saisi la Cour suprême en vue de la reprise du scrutin pour 6.577 inscrits privés de vote suite à des violences, dimanche, aux élections municipales partielles à Grand-Bassam, au Sud d’Abidjan, a dit mardi le secrétaire exécutif en chef du parti, Kakou Guikahué, face à la presse.

    Le Pdci a saisi la justice pour tous les impairs, a indiqué M.  Guikahué, affirmant qu'en proclamant les résultats, la CEI a exclu 6 577  inscrits des zones violentées. Et ce, en tenant compte de 35 474  inscrits des zones ayant eu accès au vote contre un collège électoral  initial de 42 051 personnes.   

    Le candidat du  Pdci, Philippe Ezaley, le maire sortant, fait partie des 6 577 électeurs  inscrits qui n’ont pas été pris en compte dans les résultats définitifs  de la Commission électorale indépendante (CEI), institution en charge  de l’organisation des élections, a déploré M. Guikahué.

    Le  secrétaire exécutif en chef du Pdci a fait observer que dans le centre  du Collège moderne où M. Ezaley a voté, les suffrages exprimés ont été  amputés après la destruction de bureaux de vote, soulignant que 15  bureaux de vote ont été émaillés d’incidents. 

    «  Les résultats proclamés par la CEI sont partiels » étant entendu que  l’institution n’a pas considéré les bureaux de vote saccagés par les  loubards, notamment dans les fiefs de M. Ezaley, s’est insurgé M.  Guikahué, qui a laissé entendre que cela est «inacceptable ».

    «  Je sais qu'on va recommencer les élections » dans les bureaux où les  urnes ont été cassées,  a-t-il dit, visiblement confiant, parce qu' un  nombre aussi important de la commune de Grand-Bassam, première capitale  coloniale et patrimoine mondial de l’Unesco, ne peut être ignoré dans ce  scrutin. 

    Les élections municipales partielles  ont été reprises dans six villes et dans deux régions, après une  invalidation des votes du 13 octobre 2018 par la Chambre administrative  de la Cour suprême. M. Guikahué a en outre déploré des violences à Divo  et Port-Bouet où le siège du Pdci a été attaqué.

    Concernant  Divo (Sud-Ouest ivoirien) où le président de la jeunesse rurale du Pdci a  été agressé, le parti a porté plainte ainsi qu' à Port-Bouet,  dans le  sud d’Abidjan, où le siège de l’ex-parti unique a été ciblé par des  loubards, a fait savoir M. Guikahué. 

    Pour lui,  le scrutin à Grand-Bassam est entaché d’ « irrégularités » et ne  reflète pas la sincérité des votes.  « La logique veut qu' on reprenne »  parce que sur 104 bureaux de vote, seulement 89 ont été pris en compte  portant vainqueur Jean-Louis Moulot, candidat du Rhdp (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au  pouvoir. 

    AP/ls/APA

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