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    Côte d'Ivoire: mise en place bientôt d’un « comparateur des prix » sur les offres bancaires

    APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Le ministère ivoirien de l’Économie et des finances va bientôt lancer un « comparateur des prix », un logiciel visant à apprécier les offres des banques et établissements financiers, a annoncé jeudi Mme Hélène Dollo, directrice de la réglementation et de la surveillance des systèmes financiers décentralisés.

    Mme  Dollo s’exprimait à une session sur une table ronde de la Fondation African women initiatives (AWI), organisée à la Caistab, au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan. Elle a fait savoir les mesures mises en place par l’Etat ivoirien pour favoriser l’inclusion financière.

    « Le comparateur des prix, c’est un logiciel. Vous entrez et vous voyez si j’ai besoin d’un crédit de 1 million, je rentre les informations et je vois sur la place qu’elle est la banque ou l’établissement financier qui offre les meilleurs taux. Et c’est sur cette base que je peux m’engager », a-t-elle expliqué.  

    « Ce sont des mesures au niveau du gouvernement pour accompagner l’accès au financement et cela est en train de se mettre en place », a souligné Mme Hélène Dollo, à l’occasion de cette table ronde qui s’est déroulée autour du thème : « Inclusion financière, clé de la croissance durable pour les femmes transformatrices de Côte d'Ivoire».

    En Côte d'Ivoire, le taux de bancarisation (nombre de personnes détenant un compte bancaire au sein de la population) reste encore faible, même s’il a enregistré une réelle progression en dix ans, passant de 7,1% en 2007 à 16% en 2017, selon les données officielles.

    Elle a relevé que les banques dévoilent leurs taux de crédit mais n’évoquent pas souvent tous les coûts,  notamment les questions d’assurance, les pénalités en cas de retard, les frais de dossier ou si le prêt est à un taux dégressif ou linéaire (taux calculé sur le montant initial prêté), ce que l’usager paie in finé.

    « Si la banque a dit que nous prêtons à 6%, nous rajoutons les frais d’assurance, l’épargne bloquée, qu’on inclut dans le coût du crédit pour obtenir le taux effectif global, s’il dépasse 15% au niveau des banques et 24% au niveau des institutions de microfinance, l’établissement fait l’objet de sanction », a-t-elle fait remarquer.

    Le directeur exécutif de l’Association des professionnels de banques et établissements financiers de Côte d'Ivoire  (Apbf-ci), Serge Kouamelan, a mentionné qu’ il y a la fiscalité pour les débutants »,  estimant que  « l’éducation financière est un puissant moyen » qui devrait permettre de sensibiliser les populations sur les instruments bancaires. 

    Depuis ces cinq dernières années l’Apbfci a initié avec le Trésor, le ministère de l’Economie et des Finances et le ministère de l’Education nationale, des campagnes de bancarisation pour expliquer aux populations le bien fondé d’ouvrir un compte bancaire.

    AP/ls/APA

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