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Côte d’Ivoire/Fête de la Tabaski : les bonnes affaires des couturiers

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

A moins d’une dizaine de jours de la célébration de la Tabaski, les couturiers se frottent les mains à l’idée de réaliser de ‘’bonnes affaires’’.

La fête de la Tabaski appelée fête du mouton ou Aïd El Kebir sera célébrée le 1er septembre en Côte d'Ivoire comme partout dans le monde par la communauté musulmane.

A moins de dix jours de cette fête religieuse, les ateliers des couturiers sont pris d'assaut par une clientèle qui veut être dans ''son 31'' le jour de la fête, à la grande satisfaction des couturiers.

''C'est notre traite'', lâche Daouda Koné, couturier à Adjamé qui s'attèle à prendre les mesures d'une cliente dans son atelier bondé de clients, en majorité des femmes.

''Vous savez, les femmes se rendent plus belles à l'occasion des fêtes. Cette dame vient de déposer quatre complets de pagnes avec différents modèles'', souligne M. Koné, se réjouissant de l'affluence dans son atelier.

Pour Mme Bintou Fofana, enseignante, c'est le moment de ''déposer ses pagnes chez le tailleur pour éviter la surprise des faux rendez- vous afin d'être prête le jour de la fête en matière d'accoutrement".

Chez Ferdinand Kouassi installé à Yopougon- Maroc, dame Véronique N'da épouse Coulibaly est en pleine discussion avec le maître des lieux au sujet de deux ensembles qu'elle a déposé chez ce couturier depuis début août.

M. Kouassi s'évertue à lui expliquer qu'elle aura ses habits avant la Tabaski. ''Tout le monde dépose ses pagnes ou tissus presqu'au même moment pour éviter les engorgements de dernière heure. Et comme nous sommes à quelques jours de la fête, on est obligé d'aménager notre programme de travail au risque de perdre de la clientèle'', avoue-t-il.

A l’instar de bien de couturiers, Ferdinand Kouassi travaille la nuit pour selon lui, ‘’satisfaire toute sa clientèle’’ à l’approche de la fête. ‘’ Sinon, on risque de n’être pas dans le temps et ce ne serait pas bien pour notre image’’, se justifie-t-il.

‘’Depuis début août, mes apprentis et moi, ne dormons presque pas. Tant la demande est forte et il faut faire plaisir aux clients qui sont pour la plupart exigeants. Comme au bout, il y a des recettes, on ne s’en plaint pas’’, affirme, pour sa part, Youssouf Diabaté qui se fait appelé ‘’ciseaux d’or’’, toujours à Yopougon.

‘’ Chaque année, en période de fêtes, c’est le même scénario. Les clients affluent, nous débordent parce que chacun veut être bien mis le jour-J. Cela augmente le volume de travail, ce qui n’est pas pour nous déplaire’’, fait-il remarquer au milieu des clients qui louent son ‘’doigté’’ dans la couture.

Les périodes de fêtes sont, incontestablement, fastes pour les couturiers qui ont l’occasion de faire de bonnes affaires. ‘’Oui, c’est le moment d’accroître nos recettes, on ne le cache pas’’, souligne Daouda Koné.

HS/ls/APA

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